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Dubaï augmente les dépenses publiques pour éviter le ralentissement économique

Un rapport britannique jette un doute sur la faisabilité des plans de Dubaï pour faire face à l’aggravation de la crise économique.

Le journal britannique « Financial Times » a souligné l’intention du gouvernement de Dubaï d’augmenter les dépenses publiques dans le but de stimuler l’économie en berne et préparer l’émirat à accueillir l’Exposition universelle.

Dubaï a annoncé dimanche un budget 2020 prévoyant les dépenses les plus élevées de son histoire dans le but de stimuler l’économie en berne et préparer l’émirat à accueillir l’Exposition universelle.

Les dépenses ont été estimées à 18,1 milliards de dollars (16,1 milliards d’euros), soit 17% de plus qu’en 2019, selon un communiqué du gouvernement.

Cette augmentation intervient au moment où les autorités s’efforcent de relancer le secteur clé de l’immobilier qui est en recul depuis 2014.

Les recettes devraient également augmenter de 25% à 17,4 mds USD (15,5 mds EUR), dont environ 94% provenant de sources non pétrolières, Dubaï étant le seul des sept émirats du Golfe à ne pas dépendre des revenus des hydrocarbures.

Mais le budget prévoit également un déficit de 0,7 mds USD (0,6 mds EUR). Il a déjà été en déficit ces trois dernières années.

Connu notamment pour la Burj Khalifa, la tour la plus haute du monde, Dubaï organise l’Expo 2020 dont l’ouverture est prévue en octobre. L’émirat table sur 25 millions de visiteurs pour cet évènement devant durer six mois, dont beaucoup de touristes étrangers.

En 2018, la croissance économique de Dubaï a chuté à 1,94%, soit près de 50% de moins que l’année précédente, le pire taux de la décennie, en raison principalement de la faiblesse du secteur immobilier et de celle des dépenses publiques.

La croissance au cours du premier semestre 2019 a légèrement augmenté à 2,1%, tandis que le commerce extérieur non pétrolier a bondi de 6% pour atteindre 278 mds USD (248 mds EUR) au cours des neuf premiers mois de l’année, selon des chiffres officiels.

Selon le journal, depuis l’effondrement des prix du pétrole en 2014, les entreprises ont du mal à faire face au ralentissement à Dubaï. Le ralentissement de la croissance du tourisme, du commerce et de la vente au détail a entraîné des licenciements massifs, tandis que les prix de l’immobilier ont baissé de 30 pour cent.

La confiance économique a été ébranlée par des risques géopolitiques régionaux tels que la guerre au Yémen, l’embargo contre le Qatar, les tensions avec l’Iran et les attaques perpétrées au début de l’année contre la navigation commerciale et les installations pétrolières saoudiennes.

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