Emirates Fuites

Human Rights Watch accuse les EAU de violations des droits humains

Dans l’édition 2020 de son Rapport mondial, la 30ème, qui compte 652 pages, Human Rights Watch examine les pratiques en matière de droits humains dans près de 100 pays, dont les emirates arabes unis.

Human Rights Watch a souligné que bien que les Émirats arabes unis aient déclaré 2019 l’année de la tolérance”, les dirigeants du pays n’ont fait preuve de tolérance pour aucune forme de dissidence pacifique.

Ahmed Mansour, éminent défenseur des droits humains condamné à 10 ans de prison pour avoir simplement exercé son droit à la liberté d’expression, a observé une grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention et sa condamnation inique.

Des militants ayant fini de purger leur peine, parfois depuis trois ans, sont restés incarcérés alors qu’aucun fondement légal ne le justifiait.

Dans les affaires liées à la sécurité de l’État en particulier, les individus ont été sérieusement exposés à des cas de détention arbitraire et de mise au secret, de torture et de mauvais traitements, de maintien prolongé à l’isolement et de refus d’accès à un avocat.

Des aveux forcés ont été utilisés comme preuve dans le cadre de poursuites judiciaires et des prisonniers se sont plaints de la médiocrité des conditions de détention et du manque de soins médicaux adéquats.

En juin, les Émirats arabes unis ont annoncé le retrait de leurs forces terrestres dans les opérations militaires qui se déroulent au Yémen sous la conduite de l’Arabie saoudite, mais les abus commis par les troupes yéménites bénéficiant du soutien des Émirats se poursuivent.

Le système de kafala, qui permet d’obtenir un visa par parrainage, a continué de lier les visas des travailleurs migrants à leurs employeurs.

Celles et ceux qui quittaient leur employeur sans autorisation étaient passibles de sanctions pour “abandon de poste”, y compris d’amendes, de peines de prison et d’expulsions. De nombreux travailleurs migrants à faibles revenus restent à la merci du travail forcé.

La définition de la discrimination inscrite dans la loi anti-discrimination émiratie de 2015 n’inclut pas la discrimination fondée sur le sexe et le genre.

Source: Human Rights Watch

Leave A Reply

Your email address will not be published.