Emirates Fuites

Le Congrès américain bloque une vente d’armes à l’Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis

La Chambre des représentants des États-Unis a approuvé mercredi 17 juillet le blocage d’une vente d’armes d’une valeur de 8 milliards de dollars à l’Arabie saoudite et à d’autres alliés. Un revers pour le président Donald Trump, qui devrait maintenant utiliser son droit de veto.

Les élus, dont beaucoup se sont dits horrifiés par l’assassinat l’an dernier du journaliste saoudien Jamal Khashoggi par des agents de son pays, ont voté pour une série de mesures visant à empêcher la vente controversée.

Les résolutions bloquant ces ventes d’armes sont déjà passées par le Sénat et doivent maintenant aller à la Maison-Blanche. Le président Trump devrait y apposer un veto, le troisième de sa présidence.

Aux yeux de l’administration Trump, l’Arabie saoudite est une alliée de poids contre l’Iran. Et cette vente, équivalente à 8 milliards de dollars, générera de l’emploi aux États-Unis.

La Chambre des représentants a adopté deux des trois résolutions par 238 voix contre 190 et a appuyé la troisième résolution par 237 voix contre 190.

De son côté, le Congrès s’inquiète de voir ces armes et munitions utilisées contre des civils dans la guerre au Yémen lors de raids aériens menés par les Saoudiens contre les rebelles Houthis. Et les législateurs américains n’ont aucune envie de récompenser Riyad, considéré responsable par la CIA du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi en octobre dernier.

Le rôle de l’Arabie saoudite dans les exactions commises contre les civils yéménites est régulièrement dénoncé par des organisations humanitaires et des responsables politiques du monde entier. « Nous ne devrions pas ignorer les violences et les massacres commis contre les civils », a déclaré le représentant démocrate Eliot Engel, mercredi.

Le Congrès avait déjà approuvé, début avril, une résolution exhortant le président Trump à cesser toute assistance à la coalition menée par l’armée saoudienne, qui intervient depuis 2015 dans la guerre au Yémen contre les rebelles houthis soutenus par Téhéran, ennemi commun de Riyad et Washington.

Une résolution contournée par l’administration Tump, qui avait autorisé la vente d’armes fin mai, en invoquant une situation d’urgence provoquée par l’Iran.

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