Emirates Fuites

À l’occasion de sa 48ème fête nationale,  Abou Dhabi entend  ternir son image déjà dégradée avec la violation des droits de l’homme

Les Émirats arabes unis s’apprêtent à célébrer la 48ème fête nationale le 2 décembre, alors que le régime est accusé de violations des droits de l’homme.

Les autorités aux EAU font la promotion d’un pays de bonheur et de tolérance, en célébrant des exploits fictifs telles qu’un voyage payant dans l’espace ou des initiatives du traité de fraternité humanitaire et la Messe papale à Abou Dhabi.

Le régime s’est félicité également la tenue des élections du FNC, bien que le nombre de participants ait été limité à seulement 337 000 électeurs, avec un taux de participation populaire de 34%.

En fait, les EAU sont l’un des pays les plus réputés au monde pour leur mépris ouvert des droits de l’homme. Selon des rapports de l’ONU et des organisations de défense des droits de l’homme, d’importantes violations ont été commises à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

Les rapports internationaux confirment le bilan négatif des EAU en matière de droits de l’homme.

Au Yémen, les Nations Unies ont accusé les EAU d’avoir commis des crimes de guerre terribles contre des civils.

En Libye, une enquête des Nations Unies a affirmé que les Emirats arabes unis ont violé l’embargo sur les armes imposé depuis 2011.

Les Nations Unies ont également condamné le bombardement par les Émirats arabes unis d’un centre de détention pour migrants à Tripoli, qui a tué et blessé des dizaines de personnes.

Dans la Corne de l’Afrique, les Émirats arabes unis ont été condamnés à plusieurs reprises par l’union africaine pour leurs interventions dans les affaires intérieures des pays africains.

Le rapport sur l’état de la paix et de la sécurité en Afrique a également noté l’expansion d’Abou Dhabi dans la région, en particulier en Somalie, à Djibouti et en Éthiopie.

Le rapport a indiqué que la militarisation de la région de la mer Rouge par les EAU menace la paix dans la région.

Les membres du Congrès américain ont également confirmé que les EAU sont un centre de blanchiment d’argent.

Selon le World Democracy Index, les Émirats arabes unis sont un pays autoritaire classé au 147ème rang sur 167 pays.

Alors que les Émirats arabes unis s’apprêtent à tenir leur deuxième “Sommet mondial sur la tolérance “, plusieurs activistes continuent de purger de lourdes peines de prison à l’issue de procès inéquitables, a déclaré Human Rights Watch.

La conférence de deux jours qui se tiendra les 13 et 14 novembre à Dubaï sous le haut patronage de Cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, Premier ministre émirati et dirigeant de Dubaï, s’inscrit dans les efforts visant à présenter Dubaï comme la “capitale mondiale de la tolérance”.

Les autorités émiraties ont en fait renforcé leurs mesures contre la liberté d’expression et d’association depuis 2011.

Elles ont recouru à des dispositions vaguement formulées du code pénal du pays et à d’autres lois, afin d’emprisonner des personnes ayant critiqué de manière pacifique le gouvernement, des dissidents politiques et des défenseurs des droits humains.

 Parmi eux figurent Ahmed Mansoor, lauréat du prix Martin Ennals et membre du comité consultatif de Human Rights Watch sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord ; Mohammed al-Roken, professeur d’université et avocat spécialisé dans la défense des droit humains : et Nasser bin Ghaith,, un éminent universitaire.

“Malgré ses belles paroles sur la tolérance, le gouvernement des Émirats arabes unis n’a fait aucun effort pour améliorer son propre bilan en matière de droits humains”, a observé Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient à Human Rights Watch. “Pour vraiment faire preuve de tolérance, les EAU devraient commencer par libérer tous les individus qui sont injustement emprisonnés simplement pour avoir exprimé leur désaccord avec les discours officiels.”

Ahmed Mansoor a été arrêté en 2017 et accusés d’avoir publié sur les médias sociaux de “fausses informations portant atteinte à l’unité nationale “. Les autorités l’ont détenu dans un lieu secret pendant plus d’un an, sans qu’il puisse consulter un avocat, puis l’ont condamné en mai 2018 à 10 ans de prison.

Nasser Bin-Ghaith purge une peine de 10 ans de prison, basée sur des accusations portées contre lui suite à des propos critiques exprimés à l’encontre des autorités émiraties et égyptiennes.

Mohammed al-Roken, ex-président de l’Association des juristes des Émirats arabes unis, a été jugé avec 68 autres personnes en 2013 pour “ tentative de renversement du gouvernement “, lors d’un procès inéquitable, et condamné lui aussi à 10 ans de prison.

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