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Bloomberg : Des mercenaires occidentaux en lien avec deux sociétés émiraties sont déployés en Libye pour soutenir Haftar

Des mercenaires occidentaux en lien avec deux sociétés émiraties sont déployés en Libye pour soutenir le général libyen à la retraite, Khalifa Haftar, selon l’agence américaine Bloomberg.

Bloomberg a cité, dans un article, des diplomates (sans les nommer) qui ont consulté un rapport secret élaboré par le Comité d’experts de l’Organisation des Nations unies (ONU) et présenté au Comité des sanctions du Conseil de sécurité, en février dernier.

Ledit rapport indique qu’un « groupe de mercenaires occidentaux, lié à deux sociétés émiraties, s’est déplacé en Libye, en juin dernier, pendant une certaine période, pour soutenir Haftar dans son attaque contre la capitale Tripoli ».

Ces mercenaires appartiennent aux sociétés « Lancaster 6 DMCC » et « Opus Capital Asset Limited FZE », inscrites dans les zones libres aux Émirats, selon le même rapport.

Il en ressort également que « les mercenaires étaient partis en Libye dans une mission fortement financée et exécutée par une société militaire privée, sans plus de détails sur cette dernière ».

Les diplomates cités par Bloomberg ont assuré que « les deux sociétés ont financé l’opération pour appuyer l’homme de Moscou en Libye (Haftar) en fournissant des hélicoptères, des drones et des outils technologiques, à travers un réseau complexe de sociétés fictives ».

Le rapport onusien n’a pas précisé les nationalités des 20 mercenaires déployés en Libye, mais, a souligné qu’ils étaient dirigés par le Sud-africain, Steve Lodge.

Et d’ajouter que le groupe s’est brusquement retiré de la Libye à bord de deux bateaux en direction de Malte et que les enquêteurs onusiens n’ont pas pu définir les raisons de ce retrait.

Pour sa part, Lodge a refusé de communiquer autour de ce sujet, tandis que son avocat a considéré les accusations portées à son encontre par le rapport onusien comme fausses.

Les avocats du groupe de mercenaires ont, pour leur part, indiqué que ces derniers étaient en Libye pour « des services pétroliers ». Le rapport de l’ONU a considéré ces justifications comme étant inadmissibles.

Bloomberg a ajouté, dans le même contexte, que les enquêteurs de l’ONU ont refusé de commenter le contenu du rapport car il est secret.

Des analystes ont indiqué, au sujet des rapports entre Haftar et la Russie, que ceux-ci avaient démarré dans les années 1970 du siècle dernier, à l’époque de l’Union soviétique, lorsque Haftar avait bénéficié d’entrainements militaires à Moscou.

Plusieurs autres rapports ont évoqué des relations de coopération entre Haftar et les mercenaires russes.

Le Kremlin a, pour sa part, démenti tout appui de Moscou aux opérations militaires de Khalifa Haftar vers l’ouest de la Libye.

Les milices de Haftar, soutenues par des pays régionaux et européens, sont en conflit avec le gouvernement libyen reconnu à l’échelle internationale sur le pouvoir en Libye.

Depuis le 4 avril 2019, le général à la retraite, Khalifa Haftar mène une opération militaire pour prendre le contrôle de la capitale libyenne Tripoli (ouest).

L’opération de Haftar se poursuit, défiant la décision du cessez-le-feu déclarée par le Conseil de sécurité, le 12 février dernier, et ignorant les risques de la pandémie du nouveau coronavirus qui a touché la Libye et le monde entier.

Source: AA

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