Emirates Fuites

Emirates Airlines réactive sa carte “My Emirates Pass”

Les autorités des Émirats arabes unis ont recouru à offrir des remises sur les voyages touristiques dans l’espoir de sauver l’économie et encourager le secteur touristique.

Emirates Airlines a annoncé dimanche le retour de sa carte fidélité My Emirates Pass – une offre qui transforme une carte d’embarquement Emirates en une carte de membre exclusive permettant aux clients de bénéficier d’avantages et de réductions spéciales.

Le programme permet aux passagers des compagnies aériennes d’explorer des sites touristiques de Dubaï et de bénéficier de prix réduits, d’offres et de remises spéciales allant jusqu’à 50% dans plus de 500 emplacements aux Émirats arabes unis, en utilisant la carte d’embarquement comme carte de membre exclusive.

Dubaï a annoncé dimanche un budget 2020 prévoyant les dépenses les plus élevées de son histoire dans le but de stimuler l’économie en berne et préparer l’émirat à accueillir l’Exposition universelle.

Les dépenses ont été estimées à 18,1 milliards de dollars (16,1 milliards d’euros), soit 17% de plus qu’en 2019, selon un communiqué du gouvernement.

Cette augmentation intervient au moment où les autorités s’efforcent de relancer le secteur clé de l’immobilier qui est en recul depuis 2014.

Les recettes devraient également augmenter de 25% à 17,4 mds USD (15,5 mds EUR), dont environ 94% provenant de sources non pétrolières, Dubaï étant le seul des sept émirats du Golfe à ne pas dépendre des revenus des hydrocarbures.

Mais le budget prévoit également un déficit de 0,7 mds USD (0,6 mds EUR). Il a déjà été en déficit ces trois dernières années.

Connu notamment pour la Burj Khalifa, la tour la plus haute du monde, Dubaï organise l’Expo 2020 dont l’ouverture est prévue en octobre. L’émirat table sur 25 millions de visiteurs pour cet évènement devant durer six mois, dont beaucoup de touristes étrangers.

En 2018, la croissance économique de Dubaï a chuté à 1,94%, soit près de 50% de moins que l’année précédente, le pire taux de la décennie, en raison principalement de la faiblesse du secteur immobilier et de celle des dépenses publiques.

La croissance au cours du premier semestre 2019 a légèrement augmenté à 2,1%, tandis que le commerce extérieur non pétrolier a bondi de 6% pour atteindre 278 mds USD (248 mds EUR) au cours des neuf premiers mois de l’année, selon des chiffres officiels.

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