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Les Émirats arabes unis enfreignent l’embargo de l’ONU en fournissant des systèmes de défense antiaérienne à Haftar

Des sources ont indiqué que le général libyen à la retraite, Khalifa Haftar, se préparait à recevoir de nouveaux systèmes de défense antiaérienne, livrés par les Émirats arabes unis (EAU) à travers l’Égypte.

Des sources, sous couverture d’anonymat, ont affirmé au journal électronique, al-Araby al-Jadeed, “que Khalifa Haftar avait demandé de l’aide auprès de ses alliés, pour repousser les attaques aériennes des forces du Gouvernement d’union nationale (GNA), qui lui ont coûté de lourdes pertes humaines et matérielles, sur les axes d’al-Wachka et de Syrte”.

Elles ont expliqué: “Les EAU ont envoyé les équipements en Égypte, demandant au Caire de les faire passer au plus vite possible vers l’ouest libyen où Khalifa Haftar les attend avec impatience”, signalant qu’Abu Dhabi insistait sur la rapidité de livraison, car elle redoutait que les pressions obligent la communauté internationale à surveiller de près l’application de l’embargo d’armement.

Dans ce contexte, des sources libyennes sur terrain ont signalé que la Jordanie, depuis la fin du mois de mars, avaient livré 6 drones aux milices de Haftar, “selon les termes d’un contrat signé en février dernier entre Haftar et la Jordanie, et financé par les EAU”.

“Amman avait acheté 6 drones, de type “CH-4 Rainbow” depuis la Chine, pour équiper son armée de l’air, avant de les revendre à Haftar, grâce à la médiation d’Abu Dhabi, et l’approbation  de Pékin”, avaient-elles souligné aux médias.

Les sources affirment également que les milices de Haftar prévoyaient de changer de tactique militaire et de passer aux frappes aériennes, vu le résultat rapide qu’elles génèrent, et pour éviter les pertes au sein des combattants déployés sur terre.

Elles indiquent que les milices de Haftar avaient encaissé de lourdes pertes, jeudi soir, après une série de frappes intensives, menée par l’aviation du GNA, et suite auxquelles plus de 20 de ses combattants moururent.

“L’aviation du GNA contrôle les airs de l’ouest, ce qui fait des milices une proie vulnérable, tout au long de l’axe al-Wachka, allant à al-Watyah et passant par Tarhouna et Beni Walid, au sud de Tripoli”, avaient-elles ajouté.

Au final, elles indiquent que ces développements se présentent après l’activation de l’accord sécuritaire signé entre Ankara et Tripoli, permettant à cette dernière d’obtenir un système de défense développé, pour repousser les bombardements des milices de Hafar qui prirent, pour longtemps, les civils à Tripoli pour cibles.

Source: Courrier arabe

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