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L’Union européenne envisage d’imposer des sanctions aux EAU pour leurs violations des droits de l’homme

Une source diplomatique européenne a révélé que l’Union européenne envisageait d’imposer des sanctions aux Émirats arabes unis pour leurs violations flagrantes des droits de l’homme.

La source a souligné que le niveau des sanctions n’a pas encore été déterminé, mais qu’il inclura probablement une réduction des relations et de la coopération avec le régime émirati.

La source diplomatique a ajouté que des mesures avaient déjà été prises il y a des mois, notamment en réduisant les visites diplomatiques avec les Émirats arabes unis et en s’abstenant de recevoir de hauts responsables de l’État.

Pour sa part, le Centre de défense des prisonniers des Émirats arabes unis a souligné que le gouvernement des Émirats arabes unis s’abstient de répondre à la pétition de l’Union européenne appelant à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les militants politiques, défenseurs des droits humains, journalistes et prisonniers d’opinion qui ont été soumis à la torture. et les mauvais traitements depuis 2012.

Le Centre Emirati des Droits de l’Homme (ECHR) a souligné l’appel des députés européens à l’Union européenne à tenir les EAU responsables des violations systématiques des droits de l’homme.

Dans une lettre ouverte publiée, une coalition de parlementaires européens a demandé que le Service européen d’action extérieure (SEAE) prenne des mesures urgentes pour lutter contre les violations généralisées et systématiques des droits de l’homme commises par le gouvernement des Émirats arabes unis (EAU).

La lettre, qui a été publiée à la lumière des prochains dialogues sur les droits de l’homme entre l’UE et les EAU cet été, appelle à la libération de tous les prisonniers d’opinion, à la fin de la torture et des mauvais traitements infligés à ces prisonniers, ainsi qu’à la protection des familles des prisonniers contre les punitions collectives.

« En tant que membres du Parlement européen, nous vous écrivons pour vous faire part de notre profonde inquiétude quant aux violations des droits de l’homme en cours aux Émirats arabes unis, notamment en ce qui concerne la répression systématique de la liberté de parole et d’expression et les représailles subséquentes reçues pendant la détention », peut-on lire dans la lettre, adressée au haut représentant et vice-président Josep Borrell.

Ce sera la première fois depuis 2017 qu’un tel dialogue a lieu entre l’UE et les Émirats arabes unis.

Dans leur déclaration, les 17 parlementaires attirent l’attention sur un large éventail de violations des droits de l’homme commises par le gouvernement émirati. Après avoir détaillé des cas de torture et de mauvais traitements systématiques de détenus aux mains des forces de sécurité, la lettre souligne ensuite les inquiétudes suscitées par la pratique de la détention indéfinie de prisonniers politiques, qui ont purgé l’intégralité de leur peine, mais se voient refuser toute libération. À la suite de la grâce historique accordée cette semaine à quatre militants, il y a actuellement au moins neuf autres prisonniers d’opinion détenus au-delà de leur peine dans les Émirats arabes unis.

Dans ce contexte, la lettre met en lumière le cas d’Amina Al-Abdouli, une militante qui, « […] après avoir été victime d’une disparition forcée pendant huit mois, au cours desquels elle n’a eu accès à aucun conseil juridique et aucun contact avec le monde extérieur, a été condamnée à cinq ans de prison pour un tweet qu’elle a posté. » En novembre 2020, Amina Al-Abdouli a terminé sa peine injuste, malgré cela, elle n’a pas été réunie avec sa famille, mais reste derrière les barreaux d’une prison d’Abu Dhabi.

Faisant référence à la résolution d’octobre 2018 sur les Émirats arabes unis, dans laquelle le Parlement européen a fait part de ses préoccupations concernant la situation des défenseurs des droits de l’homme, notamment le cas du militant Ahmed Mansoor, la lettre indique de manière critique que  » [depuis lors, la situation des défenseurs des droits de l’homme dans le pays ne s’est pas améliorée, elle s’est en fait détériorée, de nombreux critiques du gouvernement endurant des conditions de détention abyssales qui enfreignent les lois internationales existantes « .

Dans leurs paragraphes de conclusion, les parlementaires appellent l’UE à prendre des mesures décisives :  » À la lumière du prochain dialogue sur les droits de l’homme entre l’Union européenne et les Émirats arabes unis, l’Union européenne se voit offrir une occasion importante de dresser le portrait jusqu’ici brossé au gouvernement émirien et de demander des comptes pour les actions commises.

« En outre, afin de garantir que les discussions du dialogue soient dûment cimentées, nous demandons instamment au Service européen pour l’action extérieure de mettre en place un mécanisme de suivi qui prévoit un contrôle régulier de la situation des droits de l’homme aux Émirats arabes unis au cours de la période suivant le dialogue.

En tant que membres du Parlement européen, nous restons engagés dans la protection, la promotion et la réalisation de tous les droits de l’homme aux Émirats arabes unis. »

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