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Les Émirats arabes unis : un état de répression

Les Emirats arabes unis sont classés 130e dans le classement mondial de la liberté de la presse au titre de 2021, établi par Reporters Sans Frontières (RSF).

L’édition 2021 du classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF) révèle que le journalisme est « totalement ou partiellement bloqué » dans 73% des pays évalués.

Les Émirats arabes unis sont passés maîtres en matière de surveillance en ligne des journalistes, cible récurrente des autorités en vertu de la loi sur la cybercriminalité (2012).

Journalistes et blogueurs se retrouvent dans le collimateur des autorités dès qu’ils émettent la moindre critique. Ils sont généralement accusés de diffamation, d’offense à l’État ou de diffusion de fausses informations visant à nuire à l’image du pays.

Ils risquent pour cela de lourdes peines de prison et sont susceptibles d’y subir de mauvais traitements. Le blogueur Ahmed Mansoor a été arrêté en mars 2017 puis condamné à 10 ans de prison et à une amende d’un million de dirhams (soit l’équivalent de 250 000 euros). Il est accusé d’avoir diffamé le pays sur les réseaux sociaux en publiant entre autres des « fausses informations, rumeurs et mensonges sur les Émirats » visant à nuire à la réputation du pays.

La Constitution du pays garantit la liberté d’expression, mais le pouvoir en place peut censurer des publications locales ou étrangères si elles sont critiques de la politique intérieure, des familles souveraines, de la religion, de la relation du pays avec ses alliés ou encore de l’économie du pays, en vertu de la loi fédérale de 1980 sur les imprimés et publications.

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