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Une enquête: «Dubaï, un nouveau marché de prostitution pour les touristes israéliens»

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Le journal israélien, «Yedioth Ahronoth», a publié une enquête documentée sur le comportement des touristes israéliens à Dubaï. «Ce sont des groupes d’hommes israéliens qui partent à Dubaï avec des milliers de dollars en poche, zéro douleur dans le cœur, et un seul objectif : coucher avec le plus de femmes prostituées possible » a écrit Ido Shabertzuch, envoyé du Yedioth Ahronoth à Dubaï.

Selon le site d’information Mako, ce tourisme sexuel serait exploité par des réseaux mafieux israélien qui ont transféré leur activité de l’Europe de l’Est à Dubaï.

Les journalistes ayant mené l’investigation ont signalé que «les gangs israéliens possédant des millions de dollars, de l’alcool à flot et un minimum de conscience, passaient leur temps d’une femme à une autre», et ont affrimé que «le marché de la viande humaine, à Dubaï, était leur nouvelle attraction».

L’enquête a rapporté le témoignage d’Ayran, un proxénète israélien en activité à Dubaï qui signale : «Je suis allé 6 fois à Dubaï, mais je vous dit en tout enthousiasme que Dubaï est désormais la plus grande maison de prostitution au monde. Des dizaines de femmes s’exhibent dans les hôtels, notamment à Five Palm Dubai».

Il raconte : «Autour des femmes, se rassemblent des hommes venus du monde entier, des Chinois, des Américains, d’origine africaine et autres. Et c’est ainsi qu’une nuit commerciale commence, dans le domaine du sexe aux EAU».

Il précise que «le prix des femmes varie entre 1800 à 2000 dirham (soit 600 dollars), mais ce qui est nouveau, c’est que l’utilisation de l’hébreu est plus courante, et la présence de groupes israéliens est plus marquante», signalant que «le nouveau marché de viande émirati avait attiré beaucoup d’Israéliens».

Sur place, à Dubaï, un des employés du domaine a raconté aux journalistes le déroulement des soirées folles qui s’organisaient sur les toits des hôtels prestigieux.

«C’est l’anarchie qui règne, l’alcool et les filles sont illimités, les participants choisissent ce qu’ils veulent par un iPad ou via leurs téléphones portables. Tout est ouvert, de la liste des pizzas à la liste des filles disponibles», avait-il dit.

Il signale que «les Israéliens étaient très présents dans les boîtes de nuit à Dubaï», et affirme «qu’ils dépensaient près de 15 mille dollars par semaine, et qu’ils abusaient quotidiennement des femmes disponibles».

«Les hommes d’affaires israéliens partent à Dubaï pour ces choses-là», a-t-il ajouté, en affirmant : «Pour eux, Dubaï ressemble à Bucarest, Burgas et Bangkok, où tout est permis».

Il continue : «Tous les types d’hommes se baladent à Dubaï, et les proxénètes y partent avec des brigades de filles. Ces derniers ont tendance à viser les groupes des Israéliens, des fois on les entend crier dans les halls des hôtels : «Je veux deux ou trois filles»».

De sa part, une prostituée a affirmé aux journalistes : «Les lieux grouillants d’Israéliens, je leur parle chaque soir, ils sont radins et ne parlent pas bien l’anglais».

L’enquête a aussi cité les noms des célèbres boîtes de nuit convoitées par les Israéliens, et a affirmé que «plusieurs endroits étaient disponibles et accessibles à compter de mille dollars par personne».

Elle affirme que «45 mille femmes arrivaient aux EAU, venues du monde entier », signalant que «le domaine ne se limitait pas qu’aux femmes, et que «des hommes et des enfants s’y trouvaient aussi».

Au final, l’enquête a signalé que «bien que Dubaï reste une destination assez chère, elle est rapidement devenue la capitale de la prostitution au Golfe, et commence à faire la concurrence aux autres pays».

avec Courrier arabe