Emirates Fuites

Les EAU financent des campagnes incitant à la haine

Le New York Times a révélé qu’après l’imposition du blocus au Qatar il y a deux ans, les EAU ont financé des campagnes dans la capitale britannique, Londres, afin de priver le Qatar d’accueillir la Coupe du monde 2022.

Le journal a souligné que ces campagnes financées par les Émirats arabes unis, visaient à exagérer l’inquiétude suscitée par les droits des travailleurs au Qatar, et comprenaient également des accusations de responsables qataris de verser des pots-de-vin pour obtenir le droit d’accueillir la Coupe du monde.

Selon l’agence de presse Reuters, les Émirats arabes unis avaient engagé un ancien officier de la National Security Agency pour pirater des ordinateurs des responsables qataris et de la FIFA.

En juillet dernier, le quotidien anglais The Times a révélé que deux anciens internationaux, Sol Campbell et Stan Collymore, se sont vus proposer une rémunération conséquente s’ils critiquaient publiquement l’attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar.

Le média anglais explique que cette offre aurait été formulée par un ancien opposant au régime qatari.

Les deux anciennes gloires anglaises auraient dû participer à une conférence à Londres en 2018 pour dénoncer l’organisation d’une telle compétition au Qatar et dire tout le mal qu’ils ne pensaient pas nécessairement.

Campbell a déclaré au Times qu’un « bon deal pour sa carrière pouvait également lui être offert aux Émirats arabes uni» s’il acceptait.

Le journal britannique a indiqué que l’argent qui aurait été versé à Campbell et Coliemor était anonyme. Des rapports ont révélé le rôle important joué par Hill en tant que sponsor des Emirats Arabes Unis.

Sol Campbell a confirmé qu’il avait reçu des promesses d’une émission spéciale de football aux EAU s’il participait à la conférence.

Stan Collymore, un animateur de radio et de télévision, a déclaré qu’il avait reçu de nombreuses offres de présenter la conférence, mais il avait refusé.

Facebook a annoncé avoir bloqué deux campagnes de manipulation, dirigées l’une depuis l’Arabie saoudite, l’autre depuis les Émirats arabes unis et l’Égypte, contre de multiples pays au Maghreb et au Moyen-Orient, notamment le Qatar.

Le réseau social a supprimé  259 comptes, 102 pages, cinq groupes, quatre événements sur Facebook et 17 comptes sur Instagram, qui cherchaient selon lui à attiser les tensions dans certains États ou à discréditer des dirigeants et gouvernements.

Quant à Twitter, il a annoncé il y a quelques jours la fermeture de 4519 comptes opérant depuis les Emirats Arabes Unis sur la plateforme, publiant du contenu soutenant l’Arabie saoudite et attaquant le Qatar et l’Iran.

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