Emirates Fuites

EAU: La crise économique perdure

Les experts prévoient que l’économie émiratie ne devrait pas atteindre plus de 1,7 % de croissance en 2019, contre 2,2 % lors du sondage d’il y a trois mois, selon un sondage d’opinion publié par l’agence de presse Reuters et réalisé du 7 au 21 janvier.

Les gouvernements de Dubaï et d’Abou Dhabi, les deux principaux émirats du pays, ont augmenté leurs dépenses pour stimuler leur économie.

Dubaï, qui accueillera l’Expo 2020 cette année, a annoncé un budget record d’environ 18 milliards de dollars cette année, soit une augmentation de 17 % par rapport à l’année précédente, tandis qu’Abou Dhabi a annoncé en 2018 une enveloppe de 13,6 milliards de dollars sur trois ans.

Selon le sondage, la croissance économique dans le Golfe va s’accélérer cette année et l’année prochaine, grâce au programme d’investissement de l’Arabie Saoudite et à l’Expo 2020 à Dubaï, même si la région continuera à ressentir l’impact des réductions de la production de pétrole, a montré un sondage Reuters mercredi.

L’OPEP et les alliés non membres de l’OPEP ont convenu en décembre de réduire la production, à ajouter aux restrictions précédemment convenues pour limiter la production de 1,2 million de barils par jour, et représenteraient environ 1,7% de la production mondiale de pétrole.

En novembre dernier, Fitch a souligné que les conditions financières vont étre difficiles dans la plupart des pays du Conseil de coopération du Golfe au cours des années 2019 et 2020.

Fitch a estimé que les budgets du Golfe enregistrent un déficit de 1 à 2 points de pourcentage du PIB en 2019, en supposant que le prix du brut Brent atteindra 65 $ le baril, contre 71,6 $ le baril en 2018. Elle a déclaré que ses prévisions pour 2019 reflètent la baisse des prix moyens. Le pétrole et les dépenses augmentent. « Les volumes de production de pétrole font également pression sur les revenus ».

Dubaï a annoncé un budget 2020 prévoyant les dépenses les plus élevées de son histoire afin de stimuler son économie en berne et de se préparer à accueillir la future Exposition universelle. Dans leurs comptes prévisionnels, les Émirats arabes unis tablent sur des dépenses en hausse sur un an de 17 %, à 18,1 milliards de dollars (16,1 milliards d’euros) et un déficit – pour la troisième année consécutive – de 700 millions de dollars (600 millions d’euros). Les recettes devraient également augmenter de 25%, à 17,4 milliards de dollars (15,5 milliards d’euros), dont environ 94% provenant de sources non pétrolières, Dubaï étant le seul des sept émirats du Golfe à ne pas dépendre des revenus des hydrocarbures.

Les autorités émiraties s’évertuent à relancer le secteur clé de l’immobilier, à la peine depuis 2014. Connu notamment pour la Burj Khalifa, la tour la plus haute du monde, Dubaï organise l’Expo 2020 dont l’ouverture est prévue en octobre et s’étalera jusqu’au printemps 2021. L’émirat table sur 25 millions de visiteurs pour cet événement qui devrait attirer beaucoup de touristes étrangers.

En 2018, la croissance économique de Dubaï a chuté à 1,9 %, soit deux fois moins bien que l’année précédente, le pire taux de la décennie, en raison principalement de la faiblesse du secteur immobilier et de la chute des dépenses publiques.

La croissance au cours du premier semestre 2019 a légèrement augmenté à 2,1 %, tandis que le commerce extérieur non pétrolier a bondi de 6 % pour atteindre 278 milliards de dollars (248 milliards d’euros) au cours des neuf premiers mois de l’année, selon des chiffres officiels.

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