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Les milices de Haftar soutenu par les EAU bombardent les civils

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Les forces du gouvernement libyen soutenu par l’ONU ont annoncé jeudi que deux civils ont été tués par des bombardements aveugles dans le sud de Tripoli.

« Une femme et sa fille ont été tuées après que leur maison a été touchée par des bombardements effectués par les milices de Haftar (l’armée basée dans l’est du pays) sur le quartier d’Abou Salim « , a précisé le gouvernement dans un communiqué, qui a également indiqué que 8 autres civils ont été blessés par les bombardements.

L’armée basée dans l’est du pays a annoncé mercredi l’intensification de ses frappes contre les forces du gouvernement rival soutenu par l’ONU dans le sud de Tripoli.

Selon les habitants, des tirs nourris et des explosions ont pu être entendus dans le sud de Tripoli.

La ville, qui compte près de 2 millions d’habitants, assiste depuis six mois à un conflit armé meurtrier entre le gouvernement soutenu par l’ONU et l’armée rivale basée dans l’est du pays, qui tente de s’en emparer et de renverser le gouvernement soutenu par l’ONU.

Le militant et le directeur du Centre d’études stratégiques de Fazan AliTabawi a révélé que l’intervention des Emirats Arabes Unis à Mourzouq avait pris diverses formes .

A propos du massacre commis par les Emirats Arabes Unis, il a tenu les Emirats Arabes Unis et les forces de Haftar, responsables dans l’assassinat de 43 civils le 4 août.

Les Toubous libyens avaient rejeté une offre financière des Émirats Arabes Unis en échange de la fermeture du dossier du bombardement aérien de la ville de Mourzouk, qui avait entraîné l’assassinat de nombreux civils au mois d’août dernier.

C’est le parti politique “Tabawi Congress” en Libye qui avait engagé des poursuites aux États-Unis et à la Cour pénale internationale dans deux affaires contre le Général à la retraite Khalifa Haftar pour les massacres à Mourzouk et ses attaques contre des civils depuis janvier dernier.

Selon “Tabawi Congress”, la Cour pénale internationale a accepté le premier dossier vers la mi-août et le second aux Etats-Unis à la fin du mois d’août.

Les forces de Haftar ont tenté d’envahir la ville de Mourzouk, dans le sud-ouest de la Libye, au début de cette année, provoquant des incendies de maisons, des pillages et des vols de maisons appartenant à des membres de la force de protection du sud, parmi lesquels figuraient des Toubous.

Un raid aérien mené par des drones de combat Emiratis des forces de Khalifa Haftar a ciblé dimanche 4 août un mariage dans le quartier des Toubous à al-Qalaa dans la ville de Mourzouk, faisant 40 morts et plus de 60 blessés, selon un responsable municipal de la ville.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies au Moyen-Orient a déclaré qu’au moins 90 civils ont été tués et plus de 200 blessés dans les affrontements à Mourzouk depuis le début du mois d’août.

L’offre des Emirats, qui avait été rejetée par les Toubous, faisait partie d’un accord en cinq points qui leur avait été présenté à Abou Dhabi, en présence du porte-parole de Khalifa Haftar, Ahmed Al-Mismari, selon le journal.

L’accord nécessitait que les Toubous reconnaissent le leadership de Haftar dans le sud de la Libye et retirent le procès international intenté pour l’enquête sur le massacre d’août perpétré par des drones emiratis mis au service de Haftar.

Lors de leur rencontre à New York en marge des réunions de l’Assemblée générale de l’ONU, le chef du Gouvernement d’union nationale (GNA) libyen a cité les Émirats arabes unis, la France et l’Égypte mercredi devant l’Assemblée générale des Nations unies. Il a également a qualifié son adversaire Khalifa Haftar de “criminel assoiffé de sang”.

“Il est regrettable que d’autres pays continuent de s’immiscer” en Libye, a déclaré le chef du GNA devant l’Assemblée générale des Nations unies, en citant les Émirats arabes unis, la France et l’Egypte.

“La Libye vit une crise grave du fait d’une ingérence étrangère négative”, a dénoncé Fayez al-Sarraj, en critiquant le rôle des Émirats arabes unis, qui relaient les discours du maréchal Haftar, la découverte de “missiles français” trouvés dans une localité libérée par ses troupes et “l’Égypte qui nous donne des leçons”.

“Ce qui a encouragé ce criminel de guerre, c’est l’appui d’États étrangers”, a aussi dit le chef du Gouvernement d’union nationale. “Nous le vaincrons quels que soient ses appuis”, a-t-il assuré, en rejetant toute possibilité de discuter avec Khalifa Haftar.

L’homme fort de l’est de la Libye a lancé début avril une offensive militaire pour s’emparer de la capitale, Tripoli, contrôlée par des forces loyales à Fayez al-Sarraj. Aujourd’hui, le conflit s’est enlisé sans qu’aucune partie ne semble pouvoir l’emporter sur l’autre.

Selon l’ONU, depuis avril, les combats ont fait 1.093 morts et 5.752 blessés, et forcé 120.000 personnes à quitter leur foyer.