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 L’afrique du sud va bloquer ses ventes d’armes au EAU

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L’Afrique du Sud va bloquer les ventes d’armes à des pays comme l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, engagés dans une guerre au Yémen.

Selon Reuters, l’Afrique du Sud va bloquer les ventes d’armes à l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis à cause d’un désaccord relatif aux inspections.

Le désaccord est articulé autour d’une clause dans les documents d’exportation qui exige que les clients étrangers s’engagent à ne pas transférer d’armes à des tiers et à permettre aux autorités sud-africaines d’inspecter leurs installations pour vérifier leur conformité, selon les quatre responsables ainsi que les lettres obtenues par Reuters.

Les responsables des principaux groupes de défense sud-africains Denel et Rheinmetall Denel Munition (RDM) ont déclaré que le différend retardait leurs exportations, tout comme une troisième grande société de défense qui a demandé à ne pas être nommée. RDM a déclaré que certaines de ses exportations vers le Moyen-Orient n’avaient pas été approuvées depuis mars.

L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui représentent au moins un tiers des exportations d’armes de l’Afrique du Sud et sont engagés dans une guerre au Yémen, ont rejeté les inspections qu’ils considèrent comme une violation de leur souveraineté, selon les sources.

Interrogé sur la question de la clause d’inspection, Ezra Jele, directeur de gestion des armements au ministère de la Défense, a déclaré que les autorités sud-africaines prenaient en compte des critères tels que les droits de l’homme, les conflits régionaux, le risque de détournement, les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et les intérêts nationaux dans l’évaluation des demandes de permis d’exportation.

Le Danemark, l’Allemagne et la Norvège ont suspendu leurs exportations d’armes vers l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, pays impliqués dans la guerre au Yémen.

Des experts des Nations unies (ONU) sur le Yémen ont fait état, dans un rapport publié le 3 septembre, de la “ multitude de crimes de guerre” qui auraient été commis par les diverses parties depuis le début du conflit.

Ce groupe d’experts, créé par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies en 2017, a identifié, dans la mesure du possible, les “ personnes susceptibles d’être responsables de crimes internationaux et a transmis ces noms “, qui restent confidentiels, à la haut-commissaire aux droits de l’homme, Michelle Bachelet.

Un bon nombre des violations “peut entraîner la condamnation de personnes pour crimes de guerre si un tribunal indépendant et compétent en est saisi”, ont-ils expliqué dans un communiqué.

Une coalition menée par l’Arabie saoudite intervient au Yémen depuis 2015 pour soutenir les forces progouvernementales contre les rebelles houthistes, qui se sont emparés de vastes zones de l’ouest et du nord du pays, dont la capitale, Sanaa.

 “ Cinq ans après le début du conflit, les violations contre les civils yéménites se poursuivent sans relâche, avec un mépris total pour le sort de la population et une absence d’action internationale pour responsabiliser les parties au conflit “, a déclaré Kamel Jendoubi, président du groupe d’experts.

Les experts de l’ONU demandent aussi à la communauté internationale de s’abstenir de fournir des armes susceptibles d’être utilisées dans le conflit, avertissant que la “légalité des transferts d’armes par la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et d’autres Etats reste discutable “.

 “Les Etats peuvent être tenus responsables de l’aide ou de l’assistance qu’ils fournissent pour la commission de violations du droit international si les conditions de complicité sont remplies “, insiste le rapport.