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Les EAU impliqués dans le piratage du téléphone d’un homme d’affaire irano-américain

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L’homme d’affaire irano-américain “Farhad Azima” a accusé l’”Autorité d’investissement de Ras Al Khaimah” (RAKIA), aux Émirats arabes unis (EAU), d’avoir infiltré sa messagerie électronique.

Selon le journal britannique “Financial Times”, “Farhad Azima” a déposé une plainte à ce sujet, auprès de la Haute Cour de justice à Londres.

“Farhad Azima” affirma que RAKIA l’avait ciblé car il avait refusé de soutenir sa position, face à un haut responsable gouvernemental.

Il a nié avoir commis le moindre délit, et a insisté sur le fait que RAKIA est la seule responsable du piratage de la mémoire de stockage temporaire de sa messagerie électronique, dont le contenu fut publié sur Internet en 2016.

De son côté, “Hugh Tomlinson”, responsable aux affaires de RAKIA, avait déclaré, mercredi, devant la Haute Cour, que RAKIA et son fond souverain n’étaient pas responsables de l’infiltration de la messagerie de Azima.

Il déclara: “Farhad Azima a gagné des millions de dollars américains à travers des opérations complexes”, en ajoutant: “Le plaideur ne possède aucune preuve technique et n’a aucun témoin, prouvant que RAKIA était responsable du piratage”.

Ainsi, RAKIA exige que l’homme d’affaire irano-américain lui verse 3,7 millions de livres sterling d’indemnisation, soulignant que l’homme avait organisé une campagne de diffamation pour déformer son image.

Rappelons toutefois, que la plainte se présente quelques jours après que des hackers spécialistes avaient découvert l’infiltration du téléphone de “Jeff Bezos”, le fondateur d’Amazon” et le propriétaire du “Washington Post”, par le prince héritier saoudien “Mohammed ben Salmane”.

L’agence de presse “Reuters” a révélé que les Émirats arabes unis (EAU) avaient fondé une unité de cyber-espionnage, ciblant des militants, des responsables aux Nations Unies et l’opposition dans le monde arabe, en faisant appel à des anciens employés à la Sécurité nationale américaine.

L’agence a indiqué que le coordinateur national pour la sécurité, la protection des infrastructures et le contre-terrorisme dans le Conseil de sécurité nationale des États-Unis “Richard Clark”, était impliqué dans l’affaire, en participant à la formation de l’unité d’espionnage électronique émiratie “Raven” , dont les travaux commencèrent en 2008.

Elle a expliqué que “de par sa relation solide avec les chefs émiratis, et grâce à ses années d’expérience comme l’un des hauts responsables gouvernementaux américains, Clark avait pu, signer plusieurs contrats de consultation sécuritaire au EAU, y compris ceux qui lui avait permis de fonder une des unités secrètes d’espionnage au niveau d’un aéroport hors service à Abu-Dhabi”.

Les documents examinés par Reuters ont montré que le programme de renseignement émirati a commencé en 2008. Les Émirats arabes unis avaient précédemment lancé 4 satellites à des fins d’espionnage. Le dernier d’entre eux, en juillet dernier, s’appelait « Ain Saqr » (L’œil du faucon).

Les EAU ont payé d’anciens officiers de la CIA pour construire un empire d’espionnage et  ont acheté une technologie d’espionnage avancée à des milliards de dollars d’Israël.

L’État impose un contrôle strict sur toutes les communications dans le pays. Les activités d’espionnage s’étendent à toute la région et aux organisations internationales.