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Un cas de coronavirus confirmé dans une prison des Émirats arabes unis

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Un détenu de la prison al-Wathba d’Abu Dhabi a été testé positif au Covid-19, ont confirmé des sources.

Le patient atteint du coronavirus est Abduallah al-Shamsi, un citoyen omanais, qui a été contaminé par le virus à la prison d’al-Wathba après avoir présenté des symptômes de Covid-19.

Selon les mêmes sources, les autorités pénitentiaires lui refusent tout traitement médical malgré le diagnostic.

Sa mère a en outre confirmé, via son compte Twitter, qu’il a récemment été transféré en isolement et a ajouté qu’il n’a pas pu recevoir de visites de sa famille depuis plus de neuf mois.

La Cour d’appel fédérale d’Abou Dabi avait condamné à 25 ans de prison le citoyen omanais Abdullah Al-Shamsi après sa détention pendant de 19 mois.

La mère de détenu Abdullah Al Shamsi aux Emirats arabes unis a appelé la communauté internationale à intervenir en urgence pour sauver la vie de son fils, menacée par la propagation du Covid-19.

Elle a souligné que son fils a été détenu arbitrairement dans les prisons des Emirats pendant 20 mois, qu’elle n’a jamais pu lui rendre visite. Elle a ajouté que son fils est malade et a déjà reçu une chimiothérapie, ce qui affaiblit son immunité face au risque de Coronavirus.

Al-Shamsi, d’un père omanais et d’une mère émiratie, est détenu arbitrairement et sans inculpation dans les prisons de la sécurité d’État à Abu Dhabi.

Al-Shamsi souffrait d’une tumeur au quatrième stade, l’un de ses reins a été retiré et son traitement a continué pendant longtemps, et après avoir commencé à se rétablir, il a montré des symptômes de troubles mentaux.

La mère avait précédemment publié des rapports médicaux expliquant la nécessité de son fils pour un traitement immédiat. Elle a appelé les responsables du Sultanat d’Oman à intervenir rapidement pour sauver sa vie.

Al Shamsi n’a pas pu rencontrer son avocat, ni recevoir d’assistance consulaire de l’ambassade d’Oman. Malgré plus d’un an de détention, Al Shamsi n’a toujours pas été formellement inculpé et n’a pas encore été renvoyé en jugement. Al Shamsi est toujours détenu à la prison d’Al Wathba.

Face à la pandémie du Covid-19, le centre des Emirats pour les droits de l’homme a appelé les autorités émiraties à libérer les détenus en fin de peine à la prison.

Le centre a exprimé sa profonde inquiétude concernant la vie des détenus dans les prisons emiraties et demande leur libération immédiate.

Les prisonniers sont déjà détenus dans des conditions inhumaines marquées par les mauvais traitements, la torture, le refus de soins médicaux, les cellules surpeuplées et les mauvaises conditions d’hygiène qui font des prisons un terrain fertile pour la propagation de COVID-19.

Le centre a appelé les autorités à libérer les détenus âgés de plus de 60 ans, les détenus atteints de maladies chroniques qui sont vulnérables à la maladie. Elles devraient également libérer les prisonniers politiques qui sont derrière les barreaux pour avoir simplement exercé leur droit à la liberté d’expression.

Le CEDH met en garde contre les conséquences « catastrophiques » de la négligence du danger posé par le Coronavirus. Le gouvernement des EAU doit prendre des mesures rapides pour empêcher le désastre dans ses prisons. En vertu du droit international des droits de l’homme, comme l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus des Nations unies (également connu sous le nom de « Règles Nelson Mandela »), il est obligatoire de travailler sérieusement pour sauver la vie des prisonniers.

Le centre a appelé les autorités à prendre les mesures nécessaires pour sauver la vie des détenus, conformément au droit international des droits de l’homme pour empêcher la propagation du Covid-19 à l’intérieur des centres en améliorant les conditions sanitaires et en fournissant aux détenus les moyens de prévenir les maladies.

Il a exhorté également les autorités à libérer immédiatement et sans condition tous les militants et défenseurs des droits de l’homme détenus et ceux qui sont exposés à un risque accru de contamination par le Covid-19.

Face au Coronavirus, Amnesty International a appelé les autorités aux Émirats arabes unis à libérer immédiatement les prisonniers d’opinion dans les prisons.

Amnesty a souligné que le militant des droits de l’homme, Ahmed Mansoor a observé un jeûne continu, n’intégrant que des liquides pour protester contre ses conditions de détention.

En mauvaise santé et privé des soins médicaux nécessaires dans la prison d’Al Razeen où il était incarcéré, le défenseur des droits humains, économiste et éminent universitaire Dr. Nasser bin Ghaith souffre d’hypertension artérielle.

Amnesty International a déclaré que ces conditions augmentent le risque d’infection par le virus pour Mansoor, Bin Ghaith et d’autres prisonniers d’opinion dans les prisons des Émirats.

L’organisation internationale a également souligné que d’autres prisonniers sont exposés au risque de propagation au Coronavirus, notamment les prisonniers d’opinion, Amina Al Abdouli et Maryam Al Balushi.

Onze prisonniers d’opinion restent incarcérés dans les prisons aux Emirates arabes unis (EAU) malgré la fin de leur peine de prison, sous prétexte qu’ils représentent une “menace terroriste” conformément à l’article 40 de la loi n ° 7 de 2014 relative aux menaces terroristes.

Human Rights Watch a dénoncé dans un rapport la politique des Émirats arabes unis vis à vis les détenus en fin de peine à la prison.

Voici une liste des détenus ayant purgé leurs peines de prisons mais qui sont toujours détenus arbitrairement:

Fahad Al-Hajri a mis fin à sa peine depuis le 2 mars 2020

Mansour Al-Ahmadi a mis fin à sa peine depuis le 13 octobre 2019

Abdullah Al-Hajri a mis fin à sa peine depuis le 16 juillet 2019

Mahmoud Al Hosani a mis fin à sa peine depuis le 16 juillet 2019

Imran Al-Radwan Al-Harthy a mis fin à sa peine depuis le 16 juillet 2019

Faisal Al-Shehhi a mis fin à sa peine depuis le 22 avril 2017

Saeed Al-Buraimi a mis fin à sa peine depuis le 26 mars 2018

Khalifa Rabiaa a mis fin à son règne depuis le 23 juillet 2018

Abdullah Al-Helou a mis fin à sa peine depuis le 22 avril 2017

Ahmad Al-Mulla a mis fin à sa peine depuis le 1er mai 2017

Abdel Wahed Hassan Badi a mis fin à sa peine depuis le 26 mars 2018