EAU: Le prisonnier politique Hassan Al-Jabri a été interdit de tout contact avec sa famille pendant plus de sept mois
Les autorités de la prison d’Al-Razeen ont interdit au militant Hassan Muneef Al-Jabri de rester en contact avec sa femme et ses 7 enfants pendant plus de sept mois. Aucun appel n’a été autorisé, même pendant le mois sacré du Ramadan et pendant l’Aïd Al-Fitr et Adha, a déclaré le Centre international pour la justice et les droits de l’homme (CIJDH).
La prison est située au milieu du désert, à environ 120 km d’Abu Dhabi, ce qui rend l’accès aux familles très difficile. Après avoir passé des heures sur la route et attendu quelques heures de plus à l’extérieur de la prison, la famille d’Al-Jabri ne sera pas autorisée à lui rendre visite sans explication ni raison valable.
Il convient de mentionner que chaque prisonnier a le droit de rester en contact avec sa famille de recevoir des visites et des appels téléphoniques, comme le garantissent les lois émiraties et internationales pour les prisonniers et leurs familles.
Hassan Muneef Abdullah Al Jabri est un expert en matière d’éducation et d’administration. Il a occupé plusieurs postes au sein du ministère de l’éducation et du ministère des affaires présidentielles, en plus de son travail bénévole au sein du Croissant rouge des Émirats arabes unis et de l’Autorité d’Abou Dhabi pour les activités caritatives. Il a également obtenu plusieurs certificats d’appréciation de différents ministres, institutions et associations.
Il a été victime de plusieurs violations des droits de l’homme, notamment d’arrestations arbitraires par le Service de sécurité de l’État, de disparitions forcées, de révocation de la nationalité, de menaces, de torture et d’isolement. Il a été condamné à 10 ans d’emprisonnement dans le cadre du procès inéquitable du groupe UAE94.
Le centre a appelé les autorités à libérer immédiatement le militant Hassan Muneef Abdullah Al-Jabri et tous les prisonniers d’opinion injustement détenus aux EAU et à permettre aux détenus de rester en contact avec leurs familles, conformément à l’ensemble de règles minima pour le traitement des détenus et à l’ensemble de principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement des Nations unies.
L’organisation internationale a exhorté les autorités à ouvrir une enquête sur les violations des droits des détenus par une autorité indépendante et tenir pour responsables tous les auteurs impliqués dans ces violations.
