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L’épouse de l’émir de Dubaï la princesse Haya nommée diplomate à l’ambassade du royaume de Jordanie à Londres

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Le gouvernement britannique a accepté la désignation de la princesse Haya de Jordanie comme Première Secrétaire de l’ambassade du royaume hachémite à Londres, lui conférant ainsi une immunité diplomatique.

La princesse sera à nouveau devant les tribunaux le 11 novembre prochain dans la bataille qui l’oppose à son époux l’émir de Dubaï pour la garde de leurs deux enfants mineurs.

La princesse a réclamé la tutelle de leurs enfants, ainsi qu’une mesure de protection contre des brutalités et une mesure de protection contre un mariage forcé en relation avec les enfants.

Le souverain émirati, âgé de 70 ans,  a de son côté réclamé le retour de ses enfants aux Emirats.

La princesse et le souverain ont publié un communiqué confirmant être parties prenantes dans une procédure concernant leurs enfants, après une audience privée qui s’est tenue durant le mois de juillet.

« Ces procédures concernent le bien-être des deux enfants issus de leur mariage et ne concernent pas une question de divorce ou de finances », est-il écrit dans ce communiqué.

La princesse Haya est arrivée au tribunal accompagnée de son avocate Fiona Shackleton, qui avait représenté le prince Charles, héritier du trône britannique, lors de son divorce avec la princesse Diana.

Mohammed ben Rached al-Maktoum est lui représenté par Helen Ward, qui avait représenté le réalisateur britannique Guy Ritchie lors de son divorce avec la chanteuse américaine Madonna.

La princesse Haya, femme de l’émir de Dubaï,s’est réfugiée à Londres avec ses deux enfants. La jeune femme, qui craint toujours pour sa vie, s’est lancée dans une véritable guerre contre son mari afin d’obtenir le divorce et la garde de leurs enfants.

La princesse Haya Bint Al-Hussein de 45 ans, sixième épouse de l’émir de Dubaï Mohammed Ben Rachid Al-Maktoum, a trouvé refuge à Londres après avoir fui la principauté.

Originaire de la famille royale des Hachémites, La princesse Haya est la demi-sœur du roi Abdallah II de Jordanie. Elle est également diplômée de la plus prestigieuse des universités anglaises, Oxford, et pratique avec succès le sport hippique. À moitié britannique par sa mère, Haya Bint Al-Hussein a des liens forts avec le Royaume-Uni. Elle est réputée être proche de la reine Elizabeth.

La princesse Haya Bint Al-Hussein s’est installée dans la maison qu’elle possède sur la très chic allée de Kensington Palace Gardens, dans le centre de la capitale britannique.

Le quotidien britannique Daily Mail a rapporté que les autorités allemandes avaient rejeté la demande de Mohammed bin Rashid de renvoyer sa femme et ses deux enfants à Dubaï.

Les autorités des Émirats arabes unis ont refusé de commenter ce qu’elles considèrent comme une affaire personnelle.

Rada Stirling, directrice de l’ONG Detained in Dubai souligne que “Latifa, l’une des filles de Mohammed Ben Rachid Al-Maktoum aurait subi des abus indicibles de la part du Cheikh Mohammed et n’avait pas d’autre choix que de s’échapper et Haya s’est apparemment retrouvée dans la même situation. Heureusement pour elle, elle a réussi à s’enfuir “.

Cheikha Latifa  avait tenté de fuir Dubaï en 2018 pour refaire sa vie aux États-Unis, avant d’être “ ramenée “ de force. Elle a publié une  une vidéo sur YouTube pour annoncer son “ évasion “ de son pays où elle dit avoir été maltraitée par son père.

Mais sa fuite n’a duré que quelques jours, avant qu’elle soit interceptée en pleine mer et ramenée à Dubaï. Elle n’a pas été vue depuis, hormis sur des photos en compagnie de Mary Robinson, ancienne présidente irlandaise et ancienne Haut-Commissaire aux droits de l’homme, diffusées par sa famille.

Sheikha Shamsa, sa soeur a tenté également de fuir la maison paternelle en Grande-Bretagne en 2000, mais les agents de sécurité l’ont retrouvée à Cambridge, et a été ramenée à Dubaï.

Les autorités des Emirats Arabes continuent à violer les droits des femmes. Les femmes subissent des discriminations dans la législation et dans la pratique, notamment en matière de mariage, de divorce, d’héritage et de garde des enfants. Elles ne sont  pas suffisamment protégées contre les violences sexuelles et les violences au sein du foyer.