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 Un sommet de la tolérance au EAU pour cacher des violations des droits humains

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Des organisations arabes et internationales de défense des droits de l’homme ont appelé les pays et les personnalités participant au Sommet mondial pour la tolérance qui se tiendra à Dubaï les 13 et 14 novembre prochains, à annuler leur participation à ce sommet, qui vise à promouvoir l’image des Émirats arabes unis et présenter Abou Dhabi comme un modèle de tolérance et d’ouverture.

Selon une lettre signée par 23 organisations arabes et internationales de défense des droits de l’homme, depuis le début du Printemps arabe en 2011, le gouvernement émirati a intensifié sa répression des droits de l’homme et des libertés fondamentales, affirmant que les autorités ont jugé et emprisonné des opposants politiques, des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes.

Les Émirats arabes unis devraient libérer l’éminent défenseur des droits humains Ahmed Mansour, et mettre fin à son incarcération injuste avant son 50ème anniversaire le 22 octobre, ont déclaré 142 organisations dans un courrier adressé au président émirati, Cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyane.

“Alors que les EAU se présentent comme un État tolérant et respectueux des droits de ses citoyens, le défenseur des droits humains Ahmed Mansour s’apprête à passer son cinquantième anniversaire en isolement cellulaire dans des conditions déplorables “, a déclaré Sarah Leah. Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.

La lettre des organisations de défense des droits de l’homme mentionnait la résolution du Parlement européen d’octobre 2018, qui invitait les EAU à mettre un terme à toutes les formes de harcèlement et à lever immédiatement l’interdiction de voyager imposée aux défenseurs des droits de l’homme.

Le Parlement européen a exhorté les autorités au Emirates arabes unis à « garantir aux défenseurs des droits de l’homme la liberté de mener leurs activités légitimes de défense des droits de l’homme, à l’intérieur et à l’extérieur du pays ».

Alors que des centaines de victimes aux EAU ont été victimes de détentions arbitraires, de disparitions forcées, de tortures et de procès inéquitables, les autorités sont également responsables de graves violations du droit international au Yémen.

Depuis le début de la guerre en 2015, les Émirats arabes unis sont l’une des principales parties belligérantes au Yémen. Les attaques de la coalition saoudienne et émirienne ont tué plus de 8 000 civils uniquement par ciblage direct.

Des experts des Nations unies (ONU) sur le Yémen ont dénoncé dans un rapport des crimes de guerre commis par les Emirates Arabes Unis et toutes les parties impliquées. Ils ont fait état de la “multitude de crimes de guerre” qui auraient été commis par les diverses parties depuis le début du conflit, citant “des raids aériens, des tirs d’obus aveugles, des francs-tireurs, des mines antipersonnel, des meurtres, des détentions, des actes de torture [et] de violence sexuelle”

Attaques et tirs aériens qui visent de manière indiscriminée les populations civiles, utilisation de la famine comme arme de guerre, torture, viols, détentions arbitraires, disparitions forcées, recrutement d’enfants de moins de 15 ans. Ce deuxième rapport des experts de l’ONU (après celui de 2018) détaille les crimes de guerre qui auraient été commis pendant le conflit au Yémen. L’organisation “Save the Children” a noté que 85 000 enfants de moins de cinq ans sont morts de faim à la suite du conflit.

Les experts des Nations Unies ont également condamné le recours systématique aux disparitions forcées, à la torture et aux exécutions extrajudiciaires par les parties au conflit.