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Des Émiratis investissent dans un club israélien

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Le site israélien, i24News, a révélé que «des hommes d’affaire émiratis se préparaient à investir dans un club de football israélien». Un club dont les supporteurs sont connus pour être extrémistes, abordant des positions raciales contre les Arabes et les Musulmans et insultant le prophète Mohamed.

Le site souligne, selon des sources émiraties, que «des hommes d’affaires des Emirats arabes unis (EAU) prévoyaient investir dans le club de football israélien Beitar Jérusalem», indiquant qu’«une série de rencontres sera organisée les jours à venir entre les investisseurs émiratis et le propriétaire du club, Moché Hojaj».

«Si l’accord est conclu, ça sera le premier investissement émirati dans le domaine des sports, en Israël», avait noté le site.

Un partenariat à la recherche de la tolérance

Il ajoute toutefois que «les supporteurs de Beitar Jérusalem refusent que des joueurs arabes ou musulmans fassent partie de l’équipe», expliquant que «le propriétaire du club cherchait à introduire des changements au niveau des positions raciales, qui ont fait la réputation des supporteurs, afin de les transformer en un groupe plus tolérant».

Au sujet de cette affaire, l’agence palestinienne MAA, rappelle que «la télévision israélienne avait diffusé, en juin 2016, un reportage démontrant les supporteurs du club Bitar Jérusalem criant à l’intérieur du stade «Mohamed est mort», insultant le prophète Mohamed et les Arabes et l’islam».

MAA note que «les supporteurs du club israélien avaient aussi attaqué les Arabes et les Musulmans, en décembre 2013, en appelant à les tuer, brûlant le saint Coran et en insultant le prophète Mohamed».

Elle ajoute aussi qu’«en juin 2019, les supporteurs avaient demandé au club de ne pas recruter le joueur nigérien Mohamed Ali, à cause de son nom, lui demandant de changer de nom comme condition pour être admis au club».

Sur ce, il importe de rappeler que les EAU et Israël avaient conclu le 13 août dernier un accord pour normaliser les relations entre les deux pays. Un accord rejeté par le gouvernement et les fractions palestiniennes qui l’ont prix pour «trahison» et comme «un couteau planté dans le dos du peuple palestinien».
avec Courrier arabe