Un site Web appartenant aux services de sécurité de l’État des EAU a affirmé que Tariq bin Taymur, le père du nouveau sultan d’Oman Haitham bin Tariq bin Taymur Al Said, était né à Istanbul, en Turquie.
Le site Internet « Erm News » a affirmé que le père du Sultan, toujours en vie, est né à Istanbul en 1920 et a environ 100 ans.
Le site a ajouté que la grand-mère du nouveau sultan (la mère de son père) est d’origine turque et qu’au début de sa vie, son père avait du mal à parler arabe pendant ses premières années en Turquie.
Une vidéo circulant sur les médias sociaux montrant le cheikh Mohammed Bin Zayed essayant d’arrêter le sultan Haitham d’Oman et lui serrant la main a suscité des réactions.
Le Cheikh Mohammed Bin Zayed Al Nahyan, prince héritier d’Abou Dhabi et commandant suprême adjoint des forces armées des EAU, a rencontré le Sultan Haitham Bin Tariq Al Said au palais royal dimanche pour lui présenter ses condoléances à suite du décès du Sultan Qaboos.
Alors que le Cheikh Mohammed était sur le point de partir, le Sultan Haitham a refusé de lui serrer la main. C’est alors qu’il a été tiré par le Cheikh Mohammed et l’a forcé à lui serrer la main.
Le sultan d’Oman, Qabous ben Saïd, est décédé, ont rapporté samedi les médias d’Etat.
« Le diwan de la Cour royale décrète le deuil et l’arrêt de travail officiel des secteurs public et privé pendant trois jours, ainsi que la mise en berne des drapeaux pour les 40 prochains jours », a déclaré la chaîne de télévision d’Etat sur son compte Twitter.
Le sultan Qabous, qui a régné sur Oman pendant près d’un demi-siècle, s’est éteint vendredi soir à l’âge de 79 ans, a rapporté l’agence de presse omanaise ONA. Sans descendance, il n’avait pas publiquement nommé un successeur, selon les médias locaux.
Les relations entre le Sultanat d’Oman et les Émirats arabes unis connaissent une période de tensions.
Pour Abu Dhabi, Muscat est devenu un fardeau pour le Conseil de coopération du Golfe, pour des raisons économiques et politiques. Le Sultanat d’Oman entretient des relations directes et chaleureuses avec l’Iran, et n’a pas répondu aux pressions de Riyad et d’Abou Dhabi pour rejoindre les pays assiégés au Qatar en juin 2017.
Le site américain Stratfor a souligné dans un rapport que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis font une pression sur le Sultanat d’Oman pour changer de position sur de nombreuses questions et à adopter des politiques qui s’alignent sur leurs propres politiques.
En 2011, le sultanat d’Oman a annoncé avoir démantelé une cellule d’espionnage au profit des Emirats arabes unis dont les activités étaient dirigées contre son régime politique et son armée.
« Les services de sécurité du sultanat ont réussi à démanteler une cellule d’espionnage relevant de la sûreté de l’Etat des Emirats arabes unis et qui prenait pour cible le régime d’Oman et les mécanismes d’action du gouvernement et de l’armée », a déclaré un porte-parole des services de sécurité, cité par l’agence officielle Ona.
« Découverte il y a environ cinq mois, la cellule d’espionnage a été suivie, puis démantelée par les services de renseignement omanais », selon une source proche du dossier à Mascate.
« Elle rassemblait des informations sur les activités militaires, sécuritaires et économiques au sultanat, et recevait en contrepartie d’importantes sommes d’argent des services de la sûreté de l’Etat des Emirats arabes unis », a-t-on ajouté de même source.
La cellule « s’est intéressée au processus de succession du sultan Qabous, en l’absence d’un héritier au trône », a révélé à l’AFP une source des services de sécurité omanais, qui a requis l’anonymat.
L’annonce du démantèlement de la cellule pourrait mettre à mal les bonnes relations entre le sultanat d’Oman et les Emirats arabes unis, tous deux membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) qui groupe aussi l’Arabie saoudite, Bahreïn, le Koweït et Qatar.
Les deux pays voisins, qui avaient finalisé en juillet 2008 la démarcation de leurs frontières longues de 1.000 km en vertu d’un accord conclu en juin 2002, entretiennent officiellement de bonnes relations au niveau bilatéral et dans le cadre du CCG.
Mais sur le plan diplomatique, ils marquent leurs différences sur certains dossiers régionaux comme celui de l’Iran, avec lequel Oman entretient, contrairement aux Emirats, de bonnes relations malgré les sanctions imposées à ce pays par l’Onu pour son programme nucléaire controversé.
