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Appel mondial en faveur de la libération de l’éminent défenseur des droits humains Dr. Mohammed al-Roken

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Les autorités des Émirats arabes unis doivent mettre fin sans attendre à l’incarcération illégale du Dr. Mohammed al-Roken, ainsi que tous les prisonniers d’opinion, ont déclaré des dizaines d’organisations, d’avocats et d’intellectuels dans une lettre ouverte adressée au président Khalifa bin Zayed al Nahyan.

Les signataires ont appelé les autorités à libérer Dr. Al Roken, détenu arbitrairement depuis 2012 en raison de son travail en tant qu’avocat et défenseur des droits humains.

Parmi les personnalités qui ont signé une lettre ouverte aux dirigeants des Emirats Arabes Unis demandant la libération du Dr. Al Roken figurent Toby Kadman, avocat spécialisé en droit international, Noam Chomsky, professeur de linguistique et philosophe, et Norman Finkelstein, professeur et spécialiste en sciences politiques.

Parmi les organisations figurent Amnesty International, le Centre international pour la justice et les droits de l’homme, le Centre européen pour la démocratie et les droits de l’homme, le Centre du Golfe pour les droits de l’homme et la Fédération internationale des avocats.

Le Dr. Mohammed Al-Roken est un juriste militant reconnu et estimé, ancien président des juristes des Emirats Arabes Unis, et membre d’Amnesty International dont il est le principal contact aux Emirats. Il a été, compte tenu de son engagement, finaliste pour le Prix “ Front line Defenders” en 2014 et a reçu le Prix Alkarama pour les défenseurs des droits de l’Homme en 2012.

Il a reçu en 2017 le Prix international des Droits de l’Homme « Ludovic-Trarieux » 2017 . Le Jury a déclaré qu’au cours des deux dernières décennies, Mohammed al-Roken s’est consacré à la défense et à la promotion des droits de l’homme et des libertés fondamentales tout en soulignant leur universalité et indivisibilité et pour cela il a été condamné à dix années de prison et à l’interdiction d’exercer sa profession d’avocat par les autorités émiraties.

La lettre a révélé que Alors que les Émirats arabes unis ont annoncé que 2019 est l’année de la tolérance, plusieurs activistes continuent de purger de lourdes peines de prison à l’issue de procès inéquitables.

“Mohammed Al Roken n’est pas seulement un grand avocat, il est un citoyen émirati qui a porté les préoccupations de son peuple, défendu les intérêts nationaux des Émirats Arabes Unis et consacré sa vie à la promotion des valeurs de tolérance dans son pays.” a souligné la lettre.

Selon la lettre, bien qu’il soit considéré comme une icône du droit international pour la défense des droits de l’homme, il n’a pas pu échapper à l’emprise des autorités en 2011 lorsqu’il a signé la pétition en faveur de la réforme avec 132 militants, avocats, juges et autres universitaires, appelant le président à octroyer un pouvoir législatif au Parlement et à assurer des élections libres et transparentes.

Mohammed al-Roken était l’un des avocats de la défense dans l’affaire très médiatisée concernant cinq militants politiques – connus sous le nom “UAE 5”, “Cinq des Émirats” – notamment les avocats Ahmed Mansour et Dr. Nasser bin Ghaith, condamnés à une peine de prison en 2011 pour avoir critiqué la politique du gouvernement des EAU et les dirigeants. Mohammed al-Roken avait tenu à présider le comité de défense des accusés et avait fait connaître au grand public les injustices dont ils ont été victimes.

Mohammed Abdullah al-Roken a été arrêté, le 17 juillet 2012 à Dubaï Il venait de demander dans les jours précédant son arrestation, que son client Ahmed Abdul Khaleq, blogueur de 35 ans, qui défend les droits de la minorité bidun (Arabes apatrides) des Émirats arabes unis ne soit pas expulsé. Après un simulacre de procès collectif à huis clos, connu sous le nom de procès des “94 Émiriens “, il a été condamné en juillet 2013, à 10 ans de prison, interdit d’exercer sa profession d’avocat et transféré dans l’une des prisons les plus redoutées des Émirats arabes unis.

Plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme ont exhorté l’Etat des Emirats Arabes Unis, élu le 28 octobre 2015 au Conseil des droits de l’homme pour un mandat de trois ans, à tenir son engagement de respecter les normes internationales des droits de l’Homme et de mettre en œuvre les recommandations du Conseil en ce sens.

Le Groupe de travail sur la détention arbitraire a appelé les autorités des EAU à libérer Mohammed al-Roken.