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Centre d’études des Émirats arabes unis: des dizaines de personnes sont victimes de disparition forcée

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Le Centre d’études et de médias des Émirats (EMAC) révéle que de nombreux militants ont été victimes de la disparition forcée.

Le Centre mentionne la multiplication des rapports internationaux sur les droits de l’homme relatifs aux politiques de disparition forcée pratiquées par les autorités des EAU contre des dizaines de militants, juristes et blogueurs ayant critiquer la politique intérieure ou étrangère de l’État.

A l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparition forcée le 30 août, plusieurs organisations de défense des droits de l’homme ont renouvelé leur appel aux autorités des EAU de libérer tous les prisonniers d’opinion ou de révéler leur sort et de mettre en place des conditions de détention conformes aux normes internationales relatives aux droits des détenus et de leur fournir des procès équitables jusqu’à leur libération.

On parle de “disparition forcée” lorsqu’une personne est arrêtée, placée en détention ou enlevée par les autorités ou par des personnes agissant avec leur autorisation, et que les responsables nient ensuite que cette personne est privée de liberté ou dissimulent l’endroit où elle se trouve.

La répression contre la dissidence a été déclenchée par la pétition d’un groupe de 133 personnes en mars 2011, qui réclamaient une réforme politique et le droit de voter et d’élire un Parlement.

Depuis, plus de 100 militants pacifiques et détracteurs du gouvernement ont été poursuivis ou emprisonnés pour des infractions liées à la sécurité nationale ou à la cybercriminalité. Plus de 60 d’entre eux croupissent en prison, purgeant des peines allant jusqu’à 14 ans.

Ahmed Mansoor avait été condamné à cette peine le 30 mai dernier accusé d’avoir ‘terni le statut et le prestige des Emirats arabes unis et ses symboles’ et avoir publié de ‘fausses informations sur les réseaux sociaux’

Il avait déjà été condamné en 2011 à 3 ans de prison pour avoir “insulté les dirigeants des Emirats arabes unis sur Internet” puis gracié quelques mois plus tard après des pressions internationales.

Les autorités ont arrêté Ahmed Mansoor – lauréat du prestigieux prix Martin Ennals 2015 et membre du comité consultatif de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch – le 20 mars 2017.

Il a été détenu pendant plus d’un an dans un lieu dont l’adresse a longtemps été tenue secrète, sans accès à un avocat et avec un nombre très restreint de visites par des membres de sa famille, avant d’être officiellement condamné le 29 mai 2018.

Le Centre Emarati pour les droits de l’homme décrit les souffrances des proches des dizaines de personnes arrêtées qui n’arrivent pas à obtenir des informations sur leur sort.

Le centre exhorte les autorités des Émirats arabes unis à condamner publiquement disparition forcée et à prendre des mesures efficaces afin d’interdire et de prévenir toutes les formes de mauvais traitements. Elles doivent aussi mener des enquêtes indépendantes et impartiales sur les allégations de disparition forcée et amener les responsables présumés à rendre des comptes.

La Campagne internationale pour les libertés dans les Émirats arabes unis (ICF Emirats Arabes Unis) révèle que les autorités aux EAU ont expulsé des apatrides aux Comores pour être réinstallés hors du pays.

Les autorités n’ont pas donné des réponses aux 37 demandes sur les violations des droits de l’homme et les disparitions forcées qui leur ont été adressées par la Commission des droits de l’homme des Nations Unies.

Au Yémen, un rapport d’Amnesty International note que de nombreux hommes ont été victimes de disparitions forcées, après avoir été arrêtés de manière arbitraire et détenus par les forces émiriennes et yéménites qui agissent en dehors de l’autorité de leur propre gouvernement.