Emirates Fuites

Des conditions de détention dégradantes dans le “Guantanamo des Émirats arabes unis”

363

Le Centre international pour la Justice et les Droits de l’homme, “ic4jhr”, a exprimé sa préoccupation pour les conditions de détention des prisonniers dans les prisons des Émirats arabes unis (EAU), notamment la prison d’al-Razine”, connu sous le nom de “Guantanamo des EAU”.

Cette prison, réservée aux prisonniers d’opinion, est située en plein désert, à environ 120 km d’Abu Dhabi, ce qui rend l’accès à l’établissement très difficile pour les familles. Les familles viennent de différentes villes et de différents émirats et passent

une demi-journée sur le chemin d’Al-Razeen.

Le centre souligne que malgré la souffrance des proches des détenus, ils sont obligés d’attendre devant les portes d’entrée, et après de longues heures, plusieurs d’entre eux étaient interdit de voir leurs enfants, et étaient obligés de rebrousser chemin.

La privation arbitraire de visites reste courante et peut durer de quelques semaines à plusieurs mois, allant parfois jusqu’à un an. Le Dr Mohamed Al-Mansouri a récemment été autorisé à contacter sa famille après plus d’un an de privation de visites et d’appels téléphoniques.

Le Centre international pour la justice et les droits de l’homme a déclaré que les prisonniers à “Guantanamo des EAU” sont privés de couvertures et des vêtements chauds durant l’hiver, malgré le climat rude du Sahara, ce qui aggrave encore plus leurs conditions de détention”, en indiquant que priver les prisonniers des vêtements chauds, en plein froid était inhumain et considéré comme étant un type de torture, de maltraitance et d’humiliation.

Le centre a souligné que les EAU se préparaient pour exposer un rapport devant le Comité contre la torture, en avril 2020, alors qu’ils ne cherchent même pas à activer la convention qui s’oppose à la torture, et qu’ils avaient signée depuis 2012.

Le Centre international pour la justice et les droits de l’homme a appelé les Émirats arabes unis à mettre fin immédiatement  à ces traitements et à faire en sorte que les conditions de détention à Al-Razeen soient conformes aux normes typiques pour traiter les prisonniers, telles qu’elles ont été imposées par les Nations unies.