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Incertitude sur la conclusion d’un accord entre Emirates Airlines et Rolls-Royce

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Un accord de 21 milliards de dollars pour Emirates Airlines est dans une impasse. Le groupe Rolls-Royce a mis en doute la possibilité de signer une commande de 21 milliards de dollars pour 70 Airbus SE de construction britannique au salon aéronautique de Dubaï le mois prochain.

John Kelly, vice-président directeur de la société, a annoncé le report de l’accord sur les avions gros-porteurs A350 et A330 annoncé en février, ainsi que la restructuration des A380 à cause de problèmes de prix et de performances.

Tim Clark, le président d’Emirates, a demandé à Rolls-Royce et GE d’améliorer la fiabilité de leurs moteurs et prévenu que sa compagnie ne prendrait pas réception de nouveaux avions d’Airbus et de Boeing tant qu’un niveau minimal de performance ne serait pas atteint.

« Maintenant, produisez ce que vous avez promis de produire », a-t-il déclaré lors d’une conférence à Londres, ajoutant que la compagnie de Dubaï n’accepterait de se faire livrer que des avions vraiment prêts.

Boeing a repoussé l’entrée en service de la version très longue portée du futur 777X, censé devenir le plus gros bi-réacteur au monde, en raison notamment de problèmes sur le nouveau moteur GE9X de General Electric. (Alistair Smout Claude Chendjou pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

La compagnie aérienne Emirates a déclaré avoir choisi des moteurs Rolls-Royce pour ses derniers A380 commandés. Elle a néanmoins indiqué n’être pas encore parvenue à un accord définitif avec l’équipementier aéronautique britannique.

La compagnie du Golfe, qui exploite déjà plus de 100 A380, a signé en janvier un accord provisoire portant sur 20 très gros porteurs d’Airbus avec une option sur 16 autres. Cette commande pour un total de 16 milliards de dollars (14 milliards d’euros) au prix catalogue doit assurer la pérennité du programme A380 menacé faute de clients.

Cette commande est suspendue à la conclusion de discussions difficiles sur leur motorisation.

« Nous nous rapprochons [d’un accord avec Rolls-Royce] mais nous ne l’avons pas encore conclu », a déclaré un porte-parole de la compagnie basée à Dubai, interrogé sur l’état des négociations avec le groupe britannique.

Des sources du secteur ont rapporté qu’Emirates était mécontente des performances des moteurs Trent 900 de Rolls-Royce sur les A380 déjà en service et qu’un manque d’efficacité avait entraîné de lourdes pénalités pour le fabricant britannique.

La coentreprise Engine Alliance, formée par General Electric et Pratt & Whitney, dont les moteurs ont équipé les premiers A380 d’Emirates, ne semble pas prête à relancer la production.

General Electric se concentre sur sa restructuration et Pratt & Whitney sur les retards affectant ses plus petits moteurs, ont indiqué des sources du secteur.

La compagnie annonce un bénéfice de 237 millions USD (871 millions AED ), en retrait de 69 % par rapport à l’exercice précédent.

Le Cheikh Ahmed bin Saeed Al Maktoum, Président-Directeur général d’Emirates Airline et du Groupe, a déclaré : « 2018-19 a été une année difficile, et nos performances n’ont pas été à la hauteur de nos espérances. La hausse des cours du pétrole et le raffermissement du dollar ont pesé sur nos résultats, alors même que la concurrence s’intensifiait sur nos principaux marchés. »

La compagnie a transporté 58,6 millions de passagers un chiffre quasi stable (+0,2%). L’accroissement 4% de la capacité offerte a fait chuter le coefficient d’occupation moyen à 76,8%.

« La légère diminution de ce coefficient par rapport au chiffre de 77,5% enregistré l’année dernière reflète l’impact du ralentissement des économies régionales sur la demande de voyages, et une vive concurrence sur de nombreux marchés » indique un communiqué de presse.