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 Le gouvernement libyen dénonce la « position hostile » des Emirats arabes unis

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Les forces de l’autoproclamée armée loyale au général Khalifa Haftar ont rejeté, samedi soir, l’appel de l’ONU à reprendre les pourparlers en vue d’une solution politique au conflit qui mine la Libye.

Le général Ahmed al-Mesmari, porte-parole de l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) de M. Haftar, a tenu une conférence de presse samedi aux Emirats, un pays qui soutient le maréchal Haftar.

“La bataille (pour Tripoli) est dans sa phase finale”, a affirmé samedi le général Ahmed al-Mesmari, porte-parole de l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) de M. Haftar.

“La solution militaire est la meilleure solution pour restaurer la sécurité et rétablir la loi”, a-t-il ajouté, estimant qu’il était trop tard pour reprendre le dialogue.

Le gouvernement libyen d’union nationale (GNA) a dénoncé dimanche la “position hostile” des Emirats arabes unis qui ont accueilli un officier des forces rivales, loyales au maréchal Haftar qui tente depuis cinq mois de conquérir Tripoli.

Le GNA basé à Tripoli et reconnu par l’ONU a dénoncé dans un communiqué la “position hostile de l’Etat des Emirats arabes unis qui a accepté que sa capitale soit une plateforme médiatique pour les milices qui attaquent la capitale libyenne”, en référence aux forces loyales au maréchal Haftar.

Pour le GNA, les Emirats, l’un des pays accusés de soutenir le maréchal Haftar, ont donné la parole à un “milicien”, “s’affichant en tenue militaire (…) et porte-voix de celui qui bafoue la légitimité, qui soutient un régime militaire et qui rejette l’Etat civil et démocratique” en Libye.

Homme fort de l’Est libyen, Khalifa Haftar a lancé le 4 avril une offensive pour conquérir Tripoli. Après cinq mois d’affrontements meurtriers, ses forces, freinées par celles appuyant le GNA n’ont guère avancé, restant aux abords de la capitale.

Certaines puissances sont accusées de mener une guerre par procuration en Libye, plongée dans le chaos depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi après une révolte.

Si les Emirats, l’Egypte et l’Arabie saoudite sont accusés de soutenir le maréchal Haftar, le Qatar et la Turquie se sont rangées du coté du GNA de Fayez al-Sarraj.

Selon un dernier bilan publié par le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) de l’ONU, les combats aux abords de Tripoli ont fait 1.093 morts et 5.752 blessés. Ils ont également forcé 120.000 personnes à quitter leur foyer depuis avril.