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 Le Royaume-Uni accusé d’ignorer les violations de droits de l’homme aux EAU

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Le site britannique Middle East Eye a révélé que des défenseurs des droits de l’homme ont accusé le gouvernement britannique d’ignorer les violations des droits de l’homme et la liberté d’expression aux EAU en lançant un prix pour le plus jeune journaliste dans le pays.

L’ambassade du Royaume-Uni à Abou Dhabi, en coopération avec le journal émirati The National, a lancé le prix le jeudi 13 septembre et a demandé aux candidats d’écrire un article d’opinion sur l’initiative de l’Année de la tolérance des Émirats arabes unis.

« Le Royaume-Uni reste déterminé à soutenir la diffusion du journalisme dans le monde entier, en particulier chez les jeunes ambitieux. Désormais reconnu comme un pôle médiatique régional, abritant plusieurs plates-formes, les EAU sont bien placés pour faire nourrir la passion du journalisme dans la région », a déclaré le gouvernement britannique sur son site internet.

Or, les règles de la compétition impliquent également aux candidats de respecter les lois sur les médias des Emirats arabes unis, qui interdisent de critiquer le gouvernement émirati et les familles dirigeantes, son système monarchique et les décisions politiques.

Hiba Zayadin, experte des droits de l’homme dans le Golfe pour Human Rights Watch, a critiqué le gouvernement britannique pour sa participation à cette initiative, en insistant qu’elle « permettait de blanchir » le gouvernement des Émirats arabes unis.

« Les EAU sont un pays où des journalistes, des universitaires et des activistes ont été pris pour cibles, harcelés, menacés et emprisonnés simplement pour avoir exprimé leurs opinions “, ajoute-t-elle.

Reporters sans frontières a noté que Les Émirats arabes unis sont passés maîtres en matière de surveillance en ligne des journalistes, cible récurrente du régime en vertu de la loi sur la cybercriminalité (2012).

Journalistes-citoyens et blogueurs se retrouvent dans le collimateur des autorités dès qu’ils émettent la moindre critique. Ils sont généralement accusés de diffamation, d’offense à l’État ou de diffusion de fausses informations visant à nuire à l’image du pays. Ils risquent pour cela de lourdes peines de prison et sont susceptibles d’y subir de mauvais traitements.

La Cour suprême a confirmé, lundi 31 décembre, une peine de dix ans de prison à l’encontre de l’opposant Ahmed Mansour pour avoir critiqué le pouvoir et nui à l’image du pays sur les réseaux sociaux, a rapporté Amnesty International et la presse locale.