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Les autorités aux EAU utilisent Twitter pour réprimer les opposants

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Le réseau social Twitter a supprimé le compte de défenseur des droits humains aux Emirats arabes unis, Abdullah Al-Tawil, qui comptait des milliers d’abonnés.

La suppression du compte d’Al-Taweel manifeste la collaboration entre et les autorités aux emirates arabes unis pour réduire au silence toute voix dissidente.

Un Hashtag a été lancé sur Twitter sous le thème de #تغيير_مكتب_تويتر_بدبي (changement du bureau de Twitter de Dubaï) avec lequel ont intéragi de nombreux internautes arabes qui appellent à fermer le bureau régional de Twitter aux Émirats arabes unis. Cela intervient après la suppression par Twitter des milliers de comptes, le 20 septembre en cours, qui étaient administrés depuis l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Égypte, et ce dans le but de manipuler l’opinion publique au sujet de la crise du Golfe et celle du Yémen.

Le 19 août 2015, un bureau régional du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord de Twitter a été ouvert à Dubaï. Il n’a pas fallu longtemps pour découvrir le véritable objectif derrière son ouverture aux Émirats. En effet, il s’est avéré que Saoud al-Qahtani a introduit des éléments dans ce bureau afin d’extraire les données des opposants sur Twitter et ainsi les arrêter.

En novembre passé, l’organisation de défense des droits humains “Sky Line International” a exprimé sa vive préoccupation face aux informations indiquant que les Émirats arabes unis jouent un rôle important dans l’arrestation et la torture d’opposants saoudiens.

L’organisation basée à la capitale suédoise Stockholm a demandé à l’entreprise de Twitter d’agir rapidement afin de fermer son bureau régional aux Émirats, et d’ouvrir immédiatement une enquête sur les violations des droits à la protection de la vie privée qui ont provoqué l’arrestation et l’assassinat de nombreux internautes, et enfin de tenir responsables les personnes impliquées dans cette affaire.

Le journal américain New York Times a révélé dans son édition du vendredi 31 août 2018 une grave affaire d’espionnage dans laquelle sont impliquée les Emirats Arabes Unies.

Depuis de longs mois, les dirigeants des EAU se sont tournés vers des logiciels espions israéliens du groupe NSO, selon le New York Times pour espionner les responsables de nombreux pays.

Il est à rappeler que la découverte du logiciel espion le plus sophistiqué jamais détecté sur iPhone, Pegasus, a été à l’origine de la découverte de son créateur : la start-up NSO, une société israélienne dont la marque de fabrique semble être la culture du secret.