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Les Emirates Arabes Unis utilisent “la faim comme arme de guerre” au Yémen

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Le Groupe d’éminents experts sur le Yémen, créé en 2017 par le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies pour faire la lumière sur les violations du droit international commises dans le pays, a documenté dans un rapport une multitude de crimes de guerre commis par l’ensemble des parties au conflit, dont le gouvernement du Yémen, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et les Houthis.

Intitulé « Yémen : Échec collectif, responsabilité collective », le rapport met en lumière de nombreux cas de raids aériens visant des civils, d’utilisation d’autres armes explosives en zone peuplées, de recours à la torture, de disparitions forcées, de violences sexuelles, d’entraves à l’accès humanitaire et d’utilisation de la faim comme arme de guerre.

Depuis 2014, cette guerre a fait des dizaines de milliers de morts dont de nombreux civils, d’après des organisations non gouvernementales (ONG). Elle a plongé le pays – le plus pauvre de la péninsule Arabique – dans la pire crise humanitaire au monde, selon l’ONU.

Une coalition menée par l’Arabie saoudite intervient au Yémen depuis 2015 pour soutenir les forces progouvernementales contre les rebelles houthistes, qui se sont emparés de vastes zones de l’ouest et du nord du pays, dont la capitale, Sanaa.

« Cinq ans après le début du conflit, les violations contre les civils yéménites se poursuivent sans relâche, avec un mépris total pour le sort de la population et une absence d’action internationale pour responsabiliser les parties au conflit », a déclaré Kamel Jendoubi, président du groupe d’experts.

Les experts de l’ONU demandent aussi à la communauté internationale de s’abstenir de fournir des armes susceptibles d’être utilisées dans le conflit, avertissant que la « légalité des transferts d’armes par la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et d’autres États reste discutable ».

« Les États peuvent être tenus responsables de l’aide ou de l’assistance qu’ils fournissent pour la commission de violations du droit international si les conditions de complicité sont remplies », insiste le rapport.