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Libye: Des drones émiratis ont visé des quartiers résidentiels à Tripoli

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« De tirs de roquettes et de raids aériens ont visé mardi plusieurs quartiers résidentiels de la capitale de la Libye, Tripoli »,ont indiqué les forces loyales au gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU.

C’est ce qui ressort d’un bref communiqué publié par le Centre des médias de l’opération « Volcan de la Colère » sur « Facebook ».

Le communiqué n’a pas précisé les quartiers ciblés ni les pertes causées par les bombardements.

Plus tôt mardi, les avions de combat de Haftar ont pris pour cible le camp du « sept avril » dans la région de Sarraj au sud de Tripoli.

Depuis l’aube de mardi, Haftar a intensifié ses vols au-dessus de Azizia et de Zuwara, à l’ouest de Tripoli.

Les forces loyales au gouvernement d’union nationale accusent leurs rivales, les forces du maréchal Khalifa Haftar, de mener ces attaques.

Fin août, le colonel Fawzi Bouharara, un commandant militaire libyen appartenant aux forces de Haftar, a souligné que des drones emiratis avaient été utilisés dans des attaques sur la ville de Gharyan, au sud de Tripoli.

Des experts de l’ONU enquêtent sur une possible implication militaire des Emirats arabes unis dans le conflit en Libye, après des tirs de missiles en avril avec des drones de fabrication chinoise équipant l’armée émiratie, selon un rapport auquel l’AFP a eu accès.

Les missiles air-sol utilisés sont de type Blue Arrow, notent dans ce rapport confidentiel les experts, qui ont étudié des photos de fragments de ces armes après leur utilisation les 19 et 20 avril dans la banlieue sud de Tripoli.

Ces missiles sont en dotation dans trois pays – Chine, Kazakhstan et Emirats arabes unis – en étant couplés avec le drone de fabrication chinoise Wing Loong.

« Le groupe d’experts enquête sur l’utilisation probable de variantes du drone Wing Loong par l’ANL », l’autoproclamée Armée nationale libyenne du maréchal Khalifa Haftar, « ou par une tierce partie en soutien de l’ANL », précise le rapport. Il est « presque certain » que ces missiles n’ont pas été fournis directement par le fabriquant ou par la Chine à la Libye, ajoutent les auteurs.

Les Emirats arabes unis, l’Arabie saoudite et l’Egypte sont considérés comme les plus grands soutiens du maréchal Haftar qui a lancé depuis le 4 avril une offensive pour prendre le contrôle de Tripoli.

Dans leur document remis récemment au Conseil de sécurité, les experts de l’ONU soulignent que le recours aux drones Wing Loong s’apparente à un non-respect de l’embargo sur les armes décrété en 2011 pour la Libye, avec « un système d’armes présumé jamais vu jusqu’alors » dans ce pays.