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Mohammed bin Zayed rend hommage aux membres des forces armées accusés de crimes de guerre

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Le prince héritier d’Abou Dhabi et le vice-Commandant suprême des forces armées des Émirats arabes unis a décerné des médailles d’honneur à un certain nombre de membres des forces armées.

Selon l’agence de presse officielle WAM, ces médailles étaient « en reconnaissance de leurs positions héroïques dans l’exercice de leurs fonctions nationales ».

Cheikh Zayed a décerné la médaille de première classe au général Ali Al Tunaiji et au lieutenant-colonel Al Sagheer Al Neyadi, et « la médaille  des Emirats » de la troisième classe au pilote Tayyar Mazyoud Al Shehhi, « la médaille des Émirats » de la quatrième classe au capitaine Khalfan Al Marzouqi, capitaine Ahmed Al Ameri, capitaine Ali Al Marashda, capitaine Saif Al Kaabi, capitaine Ammar Al Abdouli, capitaine Saeed Al Rashdi et capitaine Abdallah Al Amor.

Cela intervient au moment où les accusations aux Emirates arabes unis de commettre des crimes de guerre se multiplient.

Des experts des Nations unies (ONU) sur le Yémen ont dénoncé des crimes de guerre commis par les Emirates Arabes Unis et toutes les parties impliquées. Ils appellent également la communauté internationale à s’abstenir de fournir des armes.

Dans un communiqué publié le 3 septembre, des experts des Nations unies (ONU) sur le Yémen ont fait état de la “multitude de crimes de guerre “ qui auraient été commis par les diverses parties depuis le début du conflit, citant «des raids aériens, des tirs d’obus aveugles, des francs-tireurs, des mines antipersonnel, des meurtres, des détentions, des actes de torture [et] de violence sexuelle “.

Le groupe d’experts souhaite que le Conseil renforce son mandat en matière de lutte contre l’impunité en lui demandant de rassembler les éléments de preuve relatifs aux violations présumées face à l’actuelle “absence généralisée de responsabilité “.

Ce groupe d’experts, créé par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies en 2017, a “ identifié “ des “personnes susceptibles d’avoir commis des crimes internationaux” et note qu’une “liste confidentielle mise à jour de noms “ a été transmise à Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme.

Un bon nombre des violations “peut entraîner la condamnation de personnes pour crimes de guerre si un tribunal indépendant et compétent en est saisi “, ont-ils expliqué dans un communiqué.

Malgré le manque de coopération dont ont fait preuve la coalition et le gouvernement du Yémen, le groupe d’experts a pu mener plus de 600 entretiens avec des victimes et des témoins.

Attaques et tirs aériens qui visent de manière indiscriminée les populations civiles, utilisation de la famine comme arme de guerre, torture, viols, détentions arbitraires, disparitions forcées, recrutement d’enfants de moins de 15 ans.

Ce deuxième rapport des experts de l’ONU (après celui de 2018) détaille les crimes de guerre qui auraient été commis pendant le conflit au Yémen.

Depuis 2014, cette guerre a fait des dizaines de milliers de morts dont de nombreux civils, d’après des organisations non gouvernementales (ONG). Elle a plongé le pays – le plus pauvre de la péninsule Arabique–dans la pire crise humanitaire au monde, selon l’ONU.

Une coalition menée par l’Arabie saoudite intervient au Yémen depuis 2015 pour soutenir les forces progouvernementales contre les rebelles houthistes, qui se sont emparés de vastes zones de l’ouest et du nord du pays, dont la capitale, Sanaa.

“ Cinq ans après le début du conflit, les violations contre les civils yéménites se poursuivent sans relâche, avec un mépris total pour le sort de la population et une absence d’action internationale pour responsabiliser les parties au conflit “, a déclaré Kamel Jendoubi, président du groupe d’experts.

Les experts de l’ONU demandent aussi à la communauté internationale de s’abstenir de fournir des armes susceptibles d’être utilisées dans le conflit, avertissant que la “ légalité des transferts d’armes par la France, le Royaume-Uni, les États-Unis et d’autres États reste discutable “.

“ Les États peuvent être tenus responsables de l’aide ou de l’assistance qu’ils fournissent pour la commission de violations du droit international si les conditions de complicité sont remplies “, insiste le rapport.