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À l’occasion du quatrième anniversaire de son procès, le CIJDH renouvelle son appel à la libération de l’universitaire émirati Nasser bin Ghaith.

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À l’occasion du quatrième anniversaire du procès de l’éminent universitaire Dr Nasser bin Ghaith aux Émirats arabes unis, le Centre international pour la justice et les droits de l’homme (CIJDH) appelle les autorités émiraties à le libérer immédiatement et sans condition, car il a été condamné à une peine de 10 ans de prison pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression.

Le 29 mars 2017, le Dr bin Ghaith a été condamné à dix ans de prison et a été accusé de « commettre un acte hostile contre un État étranger » pour avoir posté des tweets critiquant les autorités égyptiennes pour le massacre de Rabaa qui a eu lieu en 2013. Bin Ghaith a en outre été inculpé de « publication d’informations visant à porter atteinte à la réputation de l’État » pour avoir allégué dans un tweet qu’il avait fait l’objet d’un procès inéquitable et d’actes de torture dans une précédente affaire le concernant.

Son procès a été marqué par de graves violations du droit à un procès équitable, le droit à un avocat lui ayant été refusé à juste titre. Bin Ghaith a été arrêté le 18 août 2015 et transféré dans un lieu inconnu où il est resté huit mois en disparition forcée avant d’être traduit devant la Cour suprême fédérale où il a déclaré avoir été torturé et détenu à l’isolement depuis son arrestation, mais ses allégations ont été ignorées par le juge.

Bin Ghaith s’est vu refuser le droit à un avocat, puisqu’il lui a été interdit de parler à son avocat pendant les audiences et qu’il n’a pas été autorisé à le consulter au préalable. Il a en outre été jugé par un juge égyptien, ce qui compromet l’impartialité de la cour puisque l’une des charges retenues contre Bin Ghaith résultait de ses critiques à l’égard du gouvernement égyptien.

Le Dr Nasser bin Ghaith a été victime de mauvais traitements et de négligence médicale à l’intérieur de la prison. Il a entamé des grèves de la faim plus ou moins longues, ce qui a encore détérioré son état de santé, et a été privé de ses médicaments contre la tension artérielle.

À l’occasion du quatrième anniversaire du procès inéquitable du Dr Bin Ghaith, le Centre international pour la justice et les droits de l’homme exprime son regret quant à son emprisonnement continu pour ses activités légitimes en faveur des droits de l’homme, un droit garanti à la fois par les Émirats arabes unis et par le droit international.

Le centre renouvelle également son appel aux autorités émiraties pour qu’elles libèrent immédiatement et sans condition Bin Ghaith. En attendant, elles doivent veiller à ce qu’il reçoive les soins médicaux adéquats dont il a besoin.