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Netanyahou et MBZ proposés pour le prix Nobel de la paix

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Les dernières propositions de candidatures au prix Nobel de la paix ont fait beaucoup de bruit.

Lord David Trimble, membre de la Chambre des lords (chambre haute du Parlement britannique), a proposé de décerner la récompense au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et au prince héritier d’Abou Dabi Mohammed ben Zayed (MBZ) pour la normalisation des relations entre Israël et les Émirats arabes unis (EAU).

Ancien Premier ministre d’Irlande du Nord, David Trimble a reçu le prix Nobel de la paix en 1998 pour ses efforts en vue d’une solution pacifique au conflit en Irlande du Nord.

Si Israël et les Émirats arabes unis n’ont jamais été en guerre, les EAU n’ont, à l’instar de la majorité des pays arabes et musulmans, jamais reconnu Israël, ni entretenu de contacts diplomatiques officiels avec le pays.

En septembre, les gouvernements des deux pays ont signé un accord négocié par les États-Unis qui normalise leurs relations, annonçant une série d’accords en matière de commerce, de tourisme et de sécurité ainsi que des pactes similaires avec Bahreïn et le Soudan.

Sur les réseaux sociaux, cette annonce a été méprisée, dénoncée et moquée par de nombreux internautes.

Choisi par un panel de cinq personnes désignées par le Parlement norvégien, le lauréat du prix Nobel de la paix 2021 sera annoncé en octobre prochain.

En 2020, la récompense a été remise au Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU.

Pour son rôle dans la négociation de l’accord entre Israël et les Émirats arabes unis, Donald Trump avait été proposé pour le Nobel de la paix en 2020 par un politicien norvégien de droite, Christian Tybring-Gjedde. Et cette idée avait provoqué une controverse.

« À son crédit, je pense qu’il a fait davantage en essayant d’instaurer la paix entre les nations que la plupart des autres candidats au Nobel de la paix », assurait Tybring-Gjedde à Fox News à l’époque.

Certains internautes ont qualifié ces candidatures au prix Nobel de la paix de « farce », citant les atteintes aux droits de l’homme et les accusations de crimes de guerre visant ces deux dirigeants.

Tous deux sont responsables d’atteintes aux droits de l’homme. »

Les EAU ont participé à la coalition menée par les Saoudiens qui intervient dans la guerre au Yémen depuis 2015 en soutien au gouvernement, et sont accusés de nombreuses violations. Cette guerre a tué plus de 100 000 personnes à ce jour.

Benyamin Netanyahou était Premier ministre pendant l’offensive de 2014 contre Gaza, au cours de laquelle plus de 2 200 Palestiniens ont été tués, surtout des civils.

Les manifestants pacifiques de la Grande Marche du retour près de la barrière qui sépare Gaza d’Israël se sont fait tirer dessus par des troupes israéliennes en 2018 et 2019, faisant plus de 250 morts et des milliers de blessés.

Contrairement aux accords précédents avec la Jordanie et l’Égypte, l’accord avec les EAU semble ne pas obtenir de concessions de la part d’Israël, en particulier pour les Palestiniens.

Si les Émiratis affirment en effet que l’annexion israélienne de régions de la Cisjordanie occupée a été enterrée, les dirigeants israéliens ont exprimé leur résolution à concrétiser cette initiative. Mais le manque de soutien international et de la part des États-Unis a sapé les projets d’annexion d’Israël plusieurs mois avant l’annonce de la normalisation.

Les dirigeants palestiniens rejettent unanimement l’accord de normalisation avec les Émirats, la qualifiant de « coup de poignard dans le dos » et de « cadeau gratuit à Israël ».

Les EAU ont participé à la coalition menée par les Saoudiens qui intervient dans la guerre au Yémen depuis 2015 en soutien au gouvernement, et sont accusés de nombreuses violations. Cette guerre a tué plus de 100 000 personnes à ce jour.

Benyamin Netanyahou était Premier ministre pendant l’offensive de 2014 contre Gaza, au cours de laquelle plus de 2 200 Palestiniens ont été tués, surtout des civils.

Les manifestants pacifiques de la Grande Marche du retour près de la barrière qui sépare Gaza d’Israël se sont fait tirer dessus par des troupes israéliennes en 2018 et 2019, faisant plus de 250 morts et des milliers de blessés.

Contrairement aux accords précédents avec la Jordanie et l’Égypte, l’accord avec les EAU semble ne pas obtenir de concessions de la part d’Israël, en particulier pour les Palestiniens.

Si les Émiratis affirment en effet que l’annexion israélienne de régions de la Cisjordanie occupée a été enterrée, les dirigeants israéliens ont exprimé leur résolution à concrétiser cette initiative. Mais le manque de soutien international et de la part des États-Unis a sapé les projets d’annexion d’Israël plusieurs mois avant l’annonce de la normalisation.

Les dirigeants palestiniens rejettent unanimement l’accord de normalisation avec les Émirats, la qualifiant de « coup de poignard dans le dos » et de « cadeau gratuit à Israël ».

MEE