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La société israélienne de logiciels espions NSO Group fait l’objet d’une nouvelle enquête américaine

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NSO Group semble faire l’objet d’un nouvel examen minutieux de la part du Département Américain de la Justice (DoJ), rapporte The Guardian.

Le site britannique précise que les avocats du DoJ ont récemment approché l’application de messagerie WhatsApp avec des questions techniques sur le ciblage présumé de 1 400 de ses utilisateurs par les clients gouvernementaux de NSO Group en 2019.

Le site ajoute que le groupe NSO a fait l’objet d’une enquête du FBI au début de 2020. Des personnes familières avec l’affaire ont dit qu’elle avait semblé stagner, mais que le DoJ montrait un regain d’intérêt pour l’affaire.

Amnesty International et d’autres organisations ont recueilli des informations sur l’utilisation systématique du logiciel espion Pegasus développé par NSO Group pour attaquer la société civile. Ce logiciel a notamment servi à mener des attaques contre des journalistes et des députés au Mexique, contre les militants saoudiens Omar Abdulaziz, Yahya Assiri et Ghanem Al Masarir, contre le défenseur des droits humains primé Ahmed Mansoor, des Émirats arabes unis, et contre un membre d’Amnesty International. Il aurait également été utilisé dans l’affaire du dissident saoudien assassiné Jamal Khashoggi.

Il n’est pas clair quelles sont les cibles de piratage présumées que les enquêteurs du DoJ examinent ou dans quelle phase se trouve l’enquête.

WhatsApp a refusé de commenter. Le groupe NSO a également refusé de commenter.

La société israélienne, qui fabrique des logiciels de piratage qu’elle vend aux gouvernements étrangers et aux autorités policières dans le but déclaré de traquer les terroristes et les criminels, a fait face à un certain nombre d’allégations selon lesquelles ses clients ont utilisé ses logiciels pour cibler des journalistes, des fonctionnaires et des militants des droits de l’homme.

WhatsApp a intenté une action en justice contre la société aux États-Unis, affirmant que NSO Group avait joué un rôle dans l’exécution de l’attaque contre ses utilisateurs. NSO Group a nié cette allégation et a déclaré qu’il devrait être à l’abri de telles poursuites car ses clients sont des gouvernements étrangers et ce sont eux qui sont responsables du déploiement du logiciel.

Un juge de la cour d’appel américaine décidera bientôt si NSO Group doit bénéficier de l’immunité souveraine dans l’action civile intentée par WhatsApp à son encontre.

Microsoft, Google et d’autres entreprises technologiques américaines se sont jointes à la bataille l’année dernière et ont fait valoir que l’octroi d’une telle immunité à NSO Group – ou à toute autre entreprise similaire – présentait de graves risques pour la cybersécurité mondiale. Selon eux, une industrie des logiciels espions « immunisée et étendue » permettrait à davantage de gouvernements étrangers d’avoir accès à des outils de cybersurveillance « puissants et dangereux ».

Dans un blogue connexe publié en décembre, le président de Microsoft, Brad Smith, a demandé à la future administration Biden d’intervenir dans cette affaire judiciaire très médiatisée et a comparé NSO Group à des mercenaires du XXIe siècle. La raison pour laquelle l’enquête du DoJ semble s’être arrêtée au cours de la dernière année de l’administration de Donald Trump n’est pas claire, mais les enquêtes sensibles sur des entreprises étrangères telles que NSO Group, qui est étroitement réglementée par le ministère de la défense israélien, ont tendance à nécessiter une coopération avec le département d’État américain.