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Les Yéménites demandent le retrait des EAU des ports du Yémen

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Des activistes yéménites ont lancé une campagne au Yémen pour demander aux EAU de se retirer d’un port stratégique dans le pays.

Le port de Mocha est contrôlé par les EAU depuis des années .

Les internautes ont réclamé, via le hashtag #HandOverThePort of Al-Mokha le retrait des EAU du port. Ils ont appelé à mettre fin à la souffrance du peuple yéménite.

Les Émirats arabes unis avaient établi une base militaire permanente dans le port d’Al-Mokha, dans le cadre de leur quête d’une présence permanente sur la côte occidentale du Yémen.

L’autorité locale du gouvernorat de Taiz, au sud-ouest du Yémen, confirme qu’elle continue de souffrir d’une grande pénurie de ressources, ce qui la met dans l’incapacité de faire face à de nombreuses obligations concernant le paiement des salaires des employés et la fourniture de certains services publics.

Cela est dû à l’impossibilité d’exploiter les principaux revenus dont dépendent ces organismes locaux et à la sortie de zones et de sites tels que le port de Mokha du contrôle de l’État et du gouvernement internationalement reconnu, ce qui les prive de revenus et de ressources importants et fondamentaux.

Le port de Mokha est considéré comme l’un des plus anciens ports du Yémen et au niveau de la péninsule et du Golfe.

L’importance du port tient à sa proximité avec le couloir international, situé à six kilomètres.

Quant au détroit de Bab al-Mandab, il est important pour le commerce international, car il est considéré comme une route stratégique pour le commerce du pétrole entre le Moyen-Orient et les pays européens.

Il permet une communication directe entre le golfe Persique et la mer Méditerranée par le canal de Suez.

Le port de Mocha était considéré comme l’un des ports les plus célèbres du monde et l’un des plus importants centres commerciaux situés sur la mer Rouge.

Des milliers d’hommes ont manifesté, vendredi 26 mars, dans la capitale yéménite Sanaa, aux mains des rebelles Houthis, pour marquer le sixième anniversaire de l’intervention militaire de l’Arabie saoudite dans ce pays, sur fond d’escalade et d’efforts diplomatiques.

Le 26 mars 2015, une coalition militaire dirigée par Riyad lance l’opération « Tempête décisive » au Yémen pour appuyer le gouvernement contre l’avancée dans le pays des Houthis, soutenus par le grand rival de Riyad : l’Iran.

Quelques mois plus tôt, en septembre 2014, les rebelles s’étaient emparés de Sanaa. Depuis, ils ont ravi aux forces loyalistes la majeure partie du Nord, à l’exception de la région riche en pétrole de Marib qu’ils tentent depuis février d’arracher dans de violents combats.

« Six ans de guerre ont montré leur échec », a déclaré à l’AFP Deif Allah al-Chammi, un haut responsable des Houthis entouré de milliers de manifestants brandissant des affiches sur la « victoire de l’islam » et scandant des slogans contre l’Arabie saoudite, les États-Unis ou encore Israël.

En six ans, le conflit au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts d’après des ONG internationales, ainsi que des millions de déplacés vivant dans des camps de fortune constamment menacés par les épidémies et la poursuite des combats.

« Six ans de faim, de déplacement, de destruction, de misère et de vies perdues. Le Yémen a désespérément besoin de paix et le temps est venu pour tous d’agir », a martelé sur Twitter le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) de l’ONU avec le hashtag #YemenCantWait (le Yémen ne peut pas attendre).

Si les Yéménites souffrent déjà de faim, la menace d’une famine à grande échelle devient de plus en plus réelle en raison de l’escalade des violences et le manque de financement de l’aide internationale.