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Le Centre international pour la justice et les droits de l’homme appelle à la libération des femmes détenues dans les prisons émiraties

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A l’occasion de la journée internationale de la femme, le Centre international pour la justice et les droits de l’homme a appelé à la libération des femmes prisonnières d’opinion aux Émirats arabes unis où elles sont détenues pour des motifs liés à la liberté d’expression et au soutien des droits de l’homme.

En célébrant cette journée, le centre a souligné que les femmes détenues dans les prisons des Émirats arabes unis sont injustement emprisonnées pour avoir défendu la liberté et les droits de l’homme.

Le Centre international pour la justice et les droits de l’homme a exprimé son entière solidarité avec elles dans le contexte de l’oppression et des violations qu’elles subissent actuellement, ainsi que de la politique de représailles des autorités.

Le centre a rappelé les souffrances qui ont conduit à la mort d’ Alia Abdel Nour en 2019 après un long combat contre le cancer dans la prison des Émirats arabes unis. Les autorités émiraties ont refusé de libérer Abdel Nour, atteint d’un cancer, dont la santé s’est terriblement détériorée à la suite de tortures, de mauvais traitements et de négligences en matière de santé.

La plainte de la famille auprès du prince héritier des Emirats arabes unis et d’autres hauts fonctionnaires n’a pas aidé. Les autorités ont ignoré l’invitation lancée en février 2019 par les experts et rapporteurs de l’ONU demandant sa libération, afin qu’elle puisse passer ses derniers jours parmi les membres de sa famille. Cependant, Alia Abdel Nour est morte en détention le samedi 4 mai 2019.

De plus, les épouses, mères, filles et sœurs des prisonniers d’opinion sont victimes de discrimination dans le travail, les études, les voyages et l’obtention du salaire du mari. Les fonctionnaires des EAU ont intentionnellement retiré la nationalité émiratie à l’épouse et aux enfants d’opposants politiques et de militants des droits de l’homme.

De nombreux rapports ont documenté les abus et les violations des droits de l’homme à l’encontre des femmes détenues. Les autorités émiraties ont violé les lois et les conventions internationales, notamment la Convention contre la torture, qui interdit complètement toute forme de torture, la détention arbitraire qui est interdite par la Déclaration universelle des droits de l’homme dans son article 9, et la disparition forcée, qui est interdite par l’article 1 de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.

À l’occasion de la Journée internationale de la femme, le Centre international pour la justice et les droits de l’homme réitère son rejet de toutes les pratiques répressives à l’encontre des femmes prisonnières d’opinion dans les prisons émiraties, et demande que la libération immédiate des femmes prisonnières de conscience dont la peine a pris fin il y a plusieurs mois, et des mesures efficaces pour garantir leur droit à la réparation, à l’indemnisation et à la réhabilitation.

Il a appelé aussi à ouvrir une enquête sérieuse et impartiale sur les allégations de torture et de mauvais traitements dans la prison d’al-Wathba et demander à toutes les personnes impliquées de rendre des comptes.

Le centre a exigé l’engagement des autorités des Émirats arabes unis en faveur des normes internationales en matière de droits de l’homme et le respect des chartes et traités internationaux qu’elles ont signés et qui garantissent le droit à la liberté d’expression et à l’activité en matière de droits de l’homme et interdisent toute forme de torture et de mauvais traitements.