Emirates Fuites

Reuters: Les États-Unis et les Émirats arabes unis pourraient conclure un accord sur les F-35 d’ici décembre

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Lockheed Martin et les Etats-Unis pourraient annoncer un accord initial sur la vente de F35 aux Emirats arabes unis d’ici décembre.

Les États-Unis et les Émirats arabes unis espèrent avoir conclu un accord initial sur la vente d’avions de chasse furtifs F-35 du géant américain de la défense aux Emirats Arabes Unis d’ici décembre, rapporte Reuters sur la base de sources proches du dossier.

Alors que la vente possible d’avions de chasse américains F-35 aux Emirats Arabes Unis menace de mettre à mal la supériorité technologique d’Israël au Moyen-Orient, le président républicain affirmait dernièrement qu’il n’aurait “aucun problème” à le faire.

Et ce, malgré la colère d’Israël. “Personnellement je n’aurais aucun problème avec ça”, “je n’aurais aucun problème à leur vendre des F-35”, a dit le président des Etats-Unis sur la chaîne Fox News trois heures avant la cérémonie de signature, mettant en avant les “nombreux emplois” que créerait un tel contrat côté américain.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait dit s’opposer à cette vente, pour préserver la supériorité militaire de son pays dans la région. Or les Etats-Unis se sont aussi engagés à ne pas remettre en cause cette supériorité militaire qualitative, un objectif désormais inscrit dans la loi américaine.

Le journal américain “ New York of Times” a dévoilé, mardi, un engagement “secret” entre le président américain, Donald Trump, et les Emirats, au sujet du marché de vente d’avions de chasse sophistiqués et des drones qui exécutent des tirs mortels.

Le journal a écrit que Trump s’est “secrètement engagé envers les Emirats à lui fournir des avions de chasse sophistiqués et des drones exécutant des tirs mortels”, afin de parachever l’accord de normalisation entre Abou Dhabi et Tel-Aviv.

Le média a ajouté que la cérémonie de signature de l’accord de normalisation entre Israël et les Emirats à la Maison Blanche fera office de “reconnaissance implicite par Trump que la vente des armes constitue la pierre angulaire de sa politique étrangère”.

New York Times a relevé que plusieurs responsables de la Maison Blanche affichent de larges appréhensions en raison des politiques de vente d’armes du président Trump dès lors que cette politique pourrait générer des accusations de commission de crimes de guerre contre des responsables américains.

Ces craintes émanent de l’appui américain à l’Arabie Saoudite et aux Emirats lors de leur engagement dans une guerre “catastrophique” au Yémen en utilisant des équipements américains dans des attaques ayant coûté la vie à des milliers de civils.

En dépit des appréhensions exprimées par les responsables américains, Trump a annoncé dans des déclarations faites à “Fox News” qu’il ne s’oppose pas à la conclusion du marché de vente d’avions de chasse de type F-35 aux Emirats.

Par ailleurs, Trump a dit que les Etats-Unis sont disposés à vendre aux Emirats des avions de chasse de type F-35.

Il a dit qu’Il n’y a pas de problème pour vendre les chasseurs F-35 aux Emirats” en dépit de l’opposition d’Israël à la conclusion du marché sous prétexte de préserver la suprématie militaire israélienne dans la région.

Néanmoins, la partie émiratie estime que l’accord de normalisation “ aurait dû lever toute embûche dressée sur la voie de la conclusion de cette vente”.

Les Etats-Unis sont garants de l’acquisition par Israël d’armes américains plus sophistiquées que ceux livrés aux pays arabes, pour ainsi préserver ce qui est qualifié de “suprématie militaire qualitative” par rapport à ses voisins.

Le Bahreïn a annoncé avoir conclu un accord portant établissement de relations diplomatiques avec Israël, sous parrainage américain, pour rejoindre ainsi les Emirats qui avaient pris une mesure similaire le 13 août dernier.

Des forces politiques et des organisations arabes ont affiché leur rejet catégorique de cet accord en adressant des accusations de “trahison” à Abu Dhabi qui a porté un “coup de poignard” dans le dos de la Nation arabe.