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Un journaliste serbe interdit d’entrer aux EAU

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Le rédacteur en chef d’un site Web serbe qui enquête sur la criminalité organisée a déclaré qu’on l’avait empêché d’entrer à Abou Dhabi, où il devait prononcer un discours lors d’une conférence des Nations Unies sur la corruption, après qu’il eut été informé que son nom figurait sur une liste noire d’un pays non spécifié.

Selon Reuters, Stefan Dosinovic s’est rendu à Abou Dhabi, la capitale des Émirats arabes unis, mardi, mais a été ramené à Belgrade, tôt mercredi matin, après avoir passé 12 heures à l’aéroport.

« J’ai été informé que je suis sur une liste noire pour un autre pays », a déclaré Dosinovic. « Compte tenu des relations étroites entre les Émirats arabes unis et Belgrade, je n’exclus pas que la Serbie est impliquée dans cette affaire », a-t-il ajouté.

L’Association des journalistes indépendants de Serbie a protesté contre l’expulsion de Dossinovic.

En 2019, la Serbie est classée 90e sur 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, et les Emirats arabes unis sont classés 133.

En 2015, Dosinovich s’est vu refuser l’entrée en Russie.

« Je ne sais pas la cause de l’interdiction dans les deux cas, mais je suis sûr que cela est lié à mon travail de journaliste », a-t-il déclaré.

« L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime en est conscient, M. Dosinovic n’a pas pu entrer dans le pays pour assister à la huitième conférence des parties à la Convention des Nations unies contre la corruption », a déclaré à Reuters Sonia Lee, porte-parole de l’ONUDC, dans un communiqué envoyé par e-mail.

Elle a ajouté :  » Nous n’en connaissons pas les raisons, et nous avons mené des enquêtes avec les autorités (émiraties) sur cette situation particulière « .

Reporters sans frontières a noté que Les Émirats arabes unis sont passés maîtres en matière de surveillance en ligne des journalistes, cible récurrente du régime en vertu de la loi sur la cybercriminalité (2012).

Journalistes-citoyens et blogueurs se retrouvent dans le collimateur des autorités dès qu’ils émettent la moindre critique. Ils sont généralement accusés de diffamation, d’offense à l’État ou de diffusion de fausses informations visant à nuire à l’image du pays. Ils risquent pour cela de lourdes peines de prison et sont susceptibles d’y subir de mauvais traitements.