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Une organisation appelle Twitter à enquêter sur les violations de son bureau à Dubaï

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L’organisation “Skyline International”, basée à Stockholm et à Madrid, a appelé Twitter à enquêter sur la transparence de son bureau régional à Dubaï et sur la nature de ses liens avec les gouvernements régionaux.

L’organisation de défense des droits a déclaré dans un communiqué que « Twitter doit enquêter sur les violations commises par son siège régional à Dubaï, et s’opposer à la politique de répression contre les opposants et les militants ».

« Skyline » a exhorté les autorités à « vérifier l’existence d’une coordination de haut niveau entre les services de sécurité des Émirats arabes unis, d’Arabie saoudite, d’Egypte et d’Israël, concernant les poursuites et la suppression des comptes de militants des droits de l’homme, de journalistes et d’opposants à ces gouvernements ».

Skyline a souligné l’étroite coopération entre la société israélienne NSO et les Emirats Arabes Unis pour cibler de nombreux défenseurs des droits humains, journalistes et autres activistes de la société civile dans différentes parties du monde, notamment au Moyen-Orient.

WhatsApp a annoncé, mardi 29 octobre, avoir déposé plainte contre NSO group, une entreprise israélienne spécialisée dans les logiciels d’espionnage qui entretient des liens avec les Emirates arabes unis.

En mai dernier, la messagerie appartenant à Facebook avait déclaré avoir été infectée par un logiciel espion. “Après des mois d’enquête, nous pouvons dire qui a mené cette attaque”, a déclaré le patron de l’application, Will Cathcart, dans un éditorial publié dans un quotidien américain.

Depuis le 7 octobre, des dizaines de milliers de militants ont lancé une campagne sur Twitter exigeant le transfert du siège régional de la société au Moyen-Orient de l’émirat de Dubaï pour protester contre les violations des droits de l’homme aux Emirates arabes unis.

Les internautes ont tweeté sous plusieurs hashtags, appelant le réseau social  à déplacer son siège de Dubaï en Tunisie ou au Koweït, notamment  #Change_Twitter_Dubai”، ”#StopTwitterMENAOffice”.

Les activistes ont appelé à intensifier la pression sur Twitter afin de déplacer son siège du Moyen-Orient de Dubaï, accusant  l’administration de Dubaï de fermer les comptes d’influence.

Twitter a annoncé avoir supprimé plusieurs milliers de comptes liés à des Etats étrangers et accusés de répandre des fausses informations sur le réseau social.

“En accord avec notre politique concernant la manipulation sur notre plateforme, nous avons suspendu de façon permanente tous ces comptes”, a annoncé Twitter.

Le réseau social a précisé avoir supprimé 267 comptes émiratis et égyptiens, 4 258 comptes émiratis, 259 comptes espagnols liés au Parti Populaire (conservateur), 1 019 comptes équatoriens et six comptes saoudiens, en plus des 200 000 comptes chinois dont le réseau social avait déjà annoncé la suspension en août.

Les 267 comptes émiratis et égyptiens étaient impliqués “dans une opération de désinformation visant notamment le Qatar et d’autres pays comme le Yémen”.

Ces comptes, qui avaient été “créés et gérés” par Dot Dev, une entreprise technologique basée dans ces deux pays, “amplifiaient des messages de soutien au gouvernement saoudien”.

Twitter a également suspendu 4 258 comptes fictifs venus des Emirats arabes unis qui propageaient de fausses informations sur la guerre au Yémen, dans laquelle intervient Ryad depuis 2015 à la tête d’une coalition en soutien au pouvoir, contre les rebelles soutenus par Téhéran.

Six comptes liés aux médias d’Etat saoudiens ont également été désactivés pour “leurs efforts coordonnés visant à amplifier des messages avantageux pour le gouvernement saoudien”.

Selon Twitter, les comptes se présentaient comme “des organes journalistiques indépendants tout en publiant des propos favorables au gouvernement saoudien”.

Le journal américain New York Times a révélé dans son édition du vendredi 31 août 2018 une grave affaire d’espionnage dans laquelle sont impliquée les Emirats Arabes Unies.

Depuis de longs mois, les dirigeants des EAU se sont tournés vers des logiciels espions israéliens du groupe NSO, selon le New York Times pour espionner les responsables de nombreux pays.

Il est à rappeler que la découverte du logiciel espion le plus sophistiqué jamais détecté sur iPhone, Pegasus, a été à l’origine de la découverte de son créateur : la start-up NSO, une société israélienne dont la marque de fabrique semble être la culture du secret.