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Une pétition du Parlement britannique dénonce l’implication des EAU dans les crimes de guerre en Libye

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Une pétition parlementaire britannique a condamné les Émirats arabes unis pour être responsables des fosses communes en Libye.

Les députés britanniques ont condamné les horribles violations commises en Libye par les forces de Khalifa Haftar, soutenu par les EAU, ainsi que par les mercenaires russes Wagner engagés par Abu Dhabi.

Les députés britanniques ont appelé le gouvernement de leur pays à faire pression sur les Émirats et les autres parties au conflit pour qu’ils fassent sortir ces mercenaires du pays immédiatement.

Dans une pétition parlementaire, les députés ont exprimé leur inquiétude face à la découverte continue de fosses communes à Tarhuna, dans l’ouest de la Libye.

La pétition souligne que les forces de Haftar, soutenues par les EAU, et les mercenaires russes « Wagner » sont responsables de ces fosses communes.

Dix corps ont été découverts dans une fosse commune dans la ville de Tarhouna, dans l’ouest de la Libye, où de nombreuses dépouilles ont été retrouvées ces derniers mois, a annoncé le ministère de l’Intérieur du Gouvernement d’union nationale (GNA).

Une équipe mixte du Département des enquêtes criminelles, de l’Autorité générale pour la recherche et l’identification des disparus, et du département de la médecine légale, « seule habilitée à accéder aux fosses communes à Tarhouna, a extrait 10 dépouilles non identifiées » dans une zone de la ville où de nombreuses dépouilles avaient déjà été retrouvées, a indiqué le ministère sur sa page Facebook.

Parmi celles extraites, « trois corps ont les yeux bandés et poings liés », précise le communiqué.

L’existence de plusieurs charniers et fosses communes à Tarhouna avait été signalée après le départ de la ville en juin 2020 des forces du maréchal Khalifa Haftar. L’homme fort de l’Est libyen avait tenté sans succès d’avril 2019 à juin 2020 de conquérir la capitale Tripoli, à 80 km plus au nord-ouest, et où siège le GNA, reconnu par l’ONU.

Les deux autorités rivales se disputent le pouvoir en Libye, plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

Mais après la signature d’un cessez-le-feu en octobre dernier, les adversaires libyens ont retrouvé le chemin du dialogue politique, encouragés par l’ONU, afin d’acheminer la Libye vers une solution politique avec notamment l’organisation d’élections présidentielle et législatives prévues cette année.

Depuis le retrait des pro-Haftar de Tarhouna, plus d’une centaine de corps ont été exhumés selon un bilan présenté en novembre par l’Autorité chargée des disparus, qui dépend du GNA.

Le 11 janvier, les autorités avaient exposé à Tripoli les effets personnels de corps non identifiés pour aider leurs proches à les reconnaître.

Et, mercredi, le ministère de la Justice a annoncé que « les corps de deux sœurs, âgées de 39 et 46 ans, disparues le 5 avril 2020 à Tarhouna », avaient été identifiés par leur famille grâce à cette initiative.