Le militant émirati des droits humains Hamad Al Shamsi a appelé le régime émirati à mettre fin à sa politique arbitraire concernant la déchéance de la nationalité et les violations des droits humains.
Dans des déclarations télévisées, Al Shamsi a souligné que le rapport du Département d’État américain était un indicateur de la mauvaise situation des droits de l’homme aux Émirats arabes unis.
Al-Shamsi a ajouté que le rapport du Département d’État américain omettait de nombreux faits des violations commises par les Émirats arabes unis, tels que le maintien de la détention de 13 détenus après la fin de leur peine.
Il a appelé les autorités émiraties à mettre fin à la pratique de la déchéance des nationalités et autres violations des droits de l’homme.
Le Centre des Émirats pour les droits de l’homme a révélé que le Département d’État américain a dénoncé des représailles contre les prisonniers d’opinion aux Émirats arabes unis.
Le rapport annuel du département d’État américain sur les droits de l’homme dans les Émirats arabes unis pour l’année 2020 a condamné les pratiques des autorités émiraties à l’encontre des prisonniers d’opinion.
Le rapport, qui met en lumière les terribles conditions humanitaires à l’intérieur des prisons des EAU, indique que les autorités d’Abu Dhabi traitent les prisonniers détenus politiques différemment du reste des détenus.
Le rapport indique que les autorités des Émirats arabes unis placent les détenus politiques dans des cellules distinctes de celles des prisonniers ordinaires, notant que l’Agence de sécurité de l’État est celle qui s’occupe de ces cas.
Selon le rapport, dans certains cas, l’Agence de sécurité de l’État a détenu des prisonniers dans des lieux séparés et non divulgués pendant de longues périodes avant de les transférer dans une prison ordinaire.
Le rapport américain a noté que les autorités émiraties continuaient d’arrêter le militant Mansour Al-Ahmadi après sa condamnation à sept ans de prison en octobre 2019.
Le rapport a pointé du doigt le maintien en détention Ahmed Al-Mulla, malgré l’expiration de sa peine depuis 2017.
Le rapport a également mentionné les pratiques de représailles des autorités à l’encontre des prisonniers d’opinion en les privant de leurs droits les plus élémentaires, tels que la lecture ou même les sorties dans des espaces de respiration pour s’exposer au soleil, et en les détenant à l’isolement pendant de longues périodes.
Le rapport cite des rapports sur les droits de l’homme concernant le cas de l’activiste Muhammad Al-Mansoori, actuellement emprisonné à l’isolement dans la prison d’Al-Razeen à Abu Dhabi, indiquant qu’il a été privé du droit de visite et de communication pendant plus d’un an.
Le rapport, qui cite des experts de l’ONU, indique que de nombreux prisonniers, dont Maryam Al-Balushi et Amina Al-Abdouli, ont été soumises à la répression.
Le rapport documente les violations commises à l’encontre des prisonniers d’opinion, à commencer par les lois injustes sur la détention et l’arrestation, où certains détenus ont été maintenus en détention pendant plus de deux ans sans inculpation.
En passant par les pratiques des autorités à leur encontre dans les prisons et ne se terminant pas par leur arrestation arbitraire malgré la fin de leur peine.
