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Bloomberg: Un haut responsable des Emirats arabes unis critique Khalifa Haftar

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L’agence américaine Bloomberg a révélé que le ministre d’État émirati pour les Affaires étrangères, Anwar Gargash, a déclaré que son pays est mécontent des positions du général libyen à la retraite Khalifa Haftar.

Bloomberg a indiqué que lors d’un discours prononcé mercredi, à l’occasion de sa participation à un forum organisé en vidéoconférence, Gargash a déclaré : “certains de nos amis ont pris des décisions unilatérales. Nous avons l’exemple du Conseil transitionnel du sud au Yémen, et maintenant, le général Haftar en Libye”.

“Face à des cas similaires, tu te sens incapable de présenter un conseil éthique, même si tu as envie d’en proposer à certains amis”, a ajouté Gargash selon Bloomberg, qui a noté que ce dernier a affirmé que “plusieurs des pronostics émis d’un seul côté se sont révélés inexacts”.

Concernant la crise libyenne, l’agence a indiqué que “Gargash a affirmé que les Émirats arabes unis (EAU) soutenaient l’initiative proposée par l’Egypte, critiquant la position de la Turquie”.

“Ce que la Turquie n’arrive pas à comprendre, c’est qu’obtenir 100 km ici et 200 km là-bas ne mettra pas fin à la crise libyenne”, signale Gargash, en accusant Ankara d’être la seule partie qui s’oppose au cessez-le-feu et qui prépare les combats de Syrte, oubliant la complexité de la situation.

Sur ce, les observateurs estiment que “l’échec militaire encaissé par Khalifa Haftar et sa chute soudaine ont embarrassé ses alliés, et les ont poussés à tenter de sauver ce qui reste du camp de l’Est avant que la situation ne devienne incontrôlable”.

L’armée libyenne a publié, mardi, une séquence vidéo montrant des officiers émiratis avec des membres de la milice du général renégat Khalifa Haftar à l’intérieur d’un système de défense anti-aérienne de type Pantsir de fabrication russe.

La vidéo, dont la durée est estimée à 3 minutes, a été diffusée par la page de l’opération « Volcan de la Colère », relevant à l’armée libyenne.

En effet, la séquence montre des officiers, qui semblaient être des Emiratis, filmés alors qu’ils conduisaient les miliciens de Haftar à diriger le système « Pantsir-S1 » vers une cible aérienne.

Les officiers émiratis fournissaient aux membres de la milice Haftar des instructions sur le mode d’emploi du système et la gestion des écrans radar, tandis que cette dernière (la milice de Haftar) semblait ne pas maîtriser l’utilisation de l’engin.

« La séquence vidéo a confirmé ce que le centre des médias de l’opération Volcan de la Colère a publié, en révélant les aveux du pilote au sujet des éléments émiratis supervisant les systèmes de défense aérienne et les drones pour bombarder Tripoli et les Libyens », explique l’armée libyenne.

En décembre dernier, le compte du centre des médias de l’opération « Volcan de la Colère » sur Facebook a publié les aveux d’un commandant militaire des Forces Haftar, nommé Amer Yousef Al-Juqam, selon lesquels les Emiratis géraient pleinement les systèmes de défense aérienne et le vol des drones.

Al-Juqam avait alors indiqué que les drones émiratis soutenant Haftar sont entièrement gérés par des officiers émiratis dans la base de Kharouba dans la région d’Al-Marj (à l’est de Benghazi), et qu’ils ont leur propre salle d’opération dans la région d’Al-Rajma (25 km à l’est de Benghazi).

L’armée libyenne a annoncé, samedi, le lancement de l’opération « Sentiers de la victoire » pour libérer les villes et les localités de l’est et du centre du pays, notamment Syrte et al-Jofra.

Dimanche, l’armée a annoncé la libération des régions de Jaref, al-Qubeiba et al-Wechka, dans la périphérie de la ville de Syrte (est), de l’emprise de la milice du Général putschiste Khalifa Haftar.

Avec le soutien de pays arabes et européens, la milice de Haftar a mené, depuis le 4 avril 2019, une attaque qui a finalement échoué à s’emparer de Tripoli, siège du gouvernement internationalement reconnu. Au terme de cette agression un nombre considérable de morts et de blessés ont été recensés parmi la population civile de la capitale, ainsi que d’importants dégâts matériels.

La milice de Haftar a subi au cours de la période récente de nombreuses défaites face à l’armée libyenne, qui a annoncé vendredi la libération de la ville de Tarhouna, à 90 km au sud-est de Tripoli, un jour après avoir annoncé l’achèvement de la libération de la capitale de l’emprise des forces fidèles au chef de guerre libyen.