موقع إخباري يهتم بفضائح و انتهاكات دولة الامارات

Des mesures officielles au Congrès américain pour bloquer l’accord sur les armes aux EAU

86

Les membres du Congrès américain ont présenté un projet de loi sur le contrôle des armements dans le cadre d’une série de mesures officielles visant à bloquer un accord massif d’armement pour les Émirats arabes unis.

Le projet de loi garantirait l’examen par le Congrès des accords internationaux sur les armes et la protection contre la vente de technologies sensibles aux forces «hostiles» des États-Unis.

Deux hauts sénateurs démocrates ont soumis un projet de loi qui mettrait l’accent sur la surveillance par le Congrès des transactions internationales d’armes.

La vente aux Emirats arabes unis par les Etats-Unis de 50 chasseurs furtifs F-35, 18 drones armés MQ-9 et de missiles air-air et air-sol pour un montant de 23 milliards de dollars a été approuvée par Joe Biden, alors que le New York Center for Foreign Policy Affairs (NYCFPA) craint que ces armements ne soient utilisés contre les populations civiles en Libye et au Yémen. Les Démocrates avaient critiqué en 2020 le feu vert de Donald Trump.

Les Démocrates sont en colère. L’administration Joe Biden va débloquer la vente d’avions de chasse F-35 aux Emirats arabes unis décidée par Donald Trump. Après l’accord de normalisation des relations entre les Emirats et Israël, cette vente, qui porte sur 50 chasseurs furtifs F-35, 18 drones armés MQ-9 et des missiles air-air et air-sol pour un montant de 23 milliards de dollars, avait été approuvée en fin de mandat du milliardaire républicain.

Elle avait provoqué un tollé chez les démocrates, qui avaient tenté sans succès de la bloquer par un vote du Congrès; le gouvernement de Joe Biden avait annoncé fin janvier qu’il « réexaminait » la transaction.

Elle est contestée en justice par une organisation américaine, le New York Center for Foreign Policy Affairs (NYCFPA), qui craint que ces armements ne soient utilisés contre les populations civiles en Libye et au Yémen. « Nous ne faisons aucun commentaire sur des litiges en cours, mais je peux confirmer que l’administration a l’intention d’aller de l’avant avec ces ventes proposées aux Emirats arabes unis », a déclaré à l’AFP un responsable du département d’Etat ayant requis l’anonymat.

« Nous continuons cependant à en examiner les détails et nous restons en consultations avec les responsables émiratis pour parvenir à une compréhension mutuelle des obligations des Emiratis avant, pendant et après la livraison », a-t-il ajouté. Le responsable a souligné que les armements ne seraient pas livrés avant plusieurs années, ce qui laisse toute latitude à Washington pour changer d’avis et bloquer la transaction.

Les Emirats appartiennent, avec l’Arabie saoudite, à la coalition militaire qui soutient le gouvernement du Yémen dans le conflit qui l’oppose aux rebelles Houthis, appuyés par l’Iran. En Libye, les Emirats soutiennent l’homme fort de l’Est du pays, Khalifa Haftar, rival du gouvernement.