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Une organisation de défense des droits humains appelle à protéger les victimes des violations aux Émirats arabes unis

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L’Organisation Arabe des Droits de l’Homme a appelé à une action internationale pour réparer les victimes des violations aux Emirats arabes unis.

L’Organisation des droits de l’homme a déclaré dans un communiqué que les victimes des violations commises par le régime émirati méritaient toutes que les alliés régionaux et internationaux des Émirats arabes unis agissent à leur place.

L’organisation a souligné, en particulier, la responsabilité des pays qui soutiennent le régime des EAU avec des armes.

Elle a souligné qu’ils devraient exprimer leur rejet de ces crimes et faire pression sur le régime des EAU pour qu’il respecte les normes internationales relatives aux droits de l’homme.

L’enregistrement vidéo récemment publié sur les conditions de détention de la princesse Latifa – la fille du dirigeant de Dubaï, Mohammed bin Rashid Al Maktoum – a indiqué un grand intérêt mondial.

Elle a déclaré que l’enregistrement avait de nouveau mis en évidence la situation désastreuse de la situation des droits de l’homme aux Émirats, en particulier les droits des femmes.

Qu’est devenue la princesse Latifa ? Il y a quelques semaines la fille du souverain de Dubaï avait affirmé être retenue contre son gré et craindre pour sa vie. Or, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme s’est dit très inquiet vendredi 9 avril du sort de la jeune femme, dont il réclame en vain depuis plusieurs mois des preuves de vie.

Interrogée lors d’un briefing régulier de l’Organisation des Nations unies (ONU) à Genève, Marta Hurtado, porte-parole du Haut-Commissariat, s’est dite également préoccupée pour la sœur de Latifa, Shamsa.

La porte-parole a expliqué que des échanges avaient eu lieu entre le Haut-Commissariat et les représentants des Emirats arabes unis à Genève, et que le principe d’une rencontre avait été entériné pour évoquer le sort de la princesse Latifa et de sa sœur, mais qu’aucune date n’avait encore été fixée.

Une « villa transformée en prison »

L’ONU avait annoncé dès le 19 février avoir demandé aux Emirats arabes unis des preuves de vie de la princesse de 35 ans, fille de Mohammed Ben Rachid Al-Maktoum, dirigeant de l’émirat de Dubaï et premier ministre des Emirats arabes unis.

La jeune femme avait en vain tenté de s’évader en bateau de cette cité-Etat du Golfe en 2018, avant d’y être ramenée. Ses proches ont transmis des vidéos dans lesquelles elle dit être enfermée dans une « villa transformée en prison » aux fenêtres condamnées et gardée par des policiers. Ils disent ne plus avoir de nouvelles d’elle.

Selon la chaîne publique britannique BBC, les vidéos datent d’environ un an après sa vaine tentative d’évasion.

Le 19 février, l’ambassade des Emirats arabes unis à Londres avait publié un communiqué affirmant que la princesse était « prise en charge chez elle, soutenue par sa famille et des professionnels de la santé. Son état continue à s’améliorer et nous espérons qu’elle reprendra une vie publique en temps voulu », était-il précisé.

Sa sœur aînée, la princesse Shamsa, avait elle aussi tenté de fuir en août 2000 pendant qu’elle était en vacances en Angleterre. Selon le récit de Latifa, Shamsa avait été retrouvée après deux mois de fuite, « droguée », ramenée à Dubaï et « enfermée ». Aujourd’hui âgée de 39 ans, elle n’a pas été revue depuis.