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Des drones émiratis bombardent l’aéroport civil de Misrata

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Les forces loyales au gouvernement d’union nationale (GNA) en Libye ont accusé les forces du maréchal Khalifa Haftar d’avoir bombardé samedi l’aéroport civil de Misrata, blessant une personne, endommageant deux avions et provoquant une brève suspension des vols.

Situé à 200 kilomètres à l’est de la capitale Tripoli, l’aéroport de Misrata se trouve dans la zone contrôlée par le gouvernement d’union nationale (GNA). Il est, depuis plus d’un mois, le seul aéroport fonctionnel dans l’ouest libyen depuis la fermeture début septembre de celui de Mitiga à Tripoli, cible d’attaques répétées. Tous les vols avaient été transférés à Misrata.

“Les drones émiratis qui soutiennent le criminel de guerre Haftar ont visé l’aéroport international de Misrata”, ont indiqué les forces pro-GNA sur leur page Facebook. Un employé a été légèrement blessé et hospitalisé et des installations ont été endommagées.

Des photos publiées samedi montrent des impacts sur la partie arrière d’un avion commercial.

“ Deux avions stationnés sur le tarmac ont été touchés » entraînant la “ suspension des vols pendant quelques heures, le temps de vérifier la sécurité des appareils et des installations “, a indiqué à l’AFP une source de la municipalité de Misrata, sous couvert de l’anonymat.

Les forces pro-Haftar n’ont pas réagi à ces accusations. Le raid n’a pas été revendiqué. L’aéroport de Misrata a été déjà la cible de raids des proHaftar.

Les forces du gouvernement libyen soutenu par l’ONU ont annoncé jeudi que deux civils ont été tués par des bombardements aveugles dans le sud de Tripoli.

« Une femme et sa fille ont été tuées après que leur maison a été touchée par des bombardements effectués par les milices de Haftar (l’armée basée dans l’est du pays) sur le quartier d’Abou Salim « , a précisé le gouvernement dans un communiqué, qui a également indiqué que 8 autres civils ont été blessés par les bombardements.

L’armée basée dans l’est du pays a annoncé mercredi l’intensification de ses frappes contre les forces du gouvernement rival soutenu par l’ONU dans le sud de Tripoli.

Selon les habitants, des tirs nourris et des explosions ont pu être entendus dans le sud de Tripoli.

Lors de leur rencontre à New York en marge des réunions de l’Assemblée générale de l’ONU, le chef du Gouvernement d’union nationale (GNA) libyen a cité les Émirats arabes unis, la France et l’Égypte mercredi devant l’Assemblée générale des Nations unies. Il a également a qualifié son adversaire Khalifa Haftar de “criminel assoiffé de sang”.

“Il est regrettable que d’autres pays continuent de s’immiscer” en Libye, a déclaré le chef du GNA devant l’Assemblée générale des Nations unies, en citant les Émirats arabes unis, la France et l’Egypte.

“La Libye vit une crise grave du fait d’une ingérence étrangère négative”, a dénoncé Fayez al-Sarraj, en critiquant le rôle des Émirats arabes unis, qui relaient les discours du maréchal Haftar, la découverte de “missiles français” trouvés dans une localité libérée par ses troupes et “l’Égypte qui nous donne des leçons”.

“Ce qui a encouragé ce criminel de guerre, c’est l’appui d’États étrangers”, a aussi dit le chef du Gouvernement d’union nationale. “Nous le vaincrons quels que soient ses appuis”, a-t-il assuré, en rejetant toute possibilité de discuter avec Khalifa Haftar.

Depuis le début le 4 avril d’une offensive des forces du maréchal Haftar, l’homme fort de l’est libyen, qui cherchent à prendre Tripoli, siège du GNA reconnu par l’ONU, les lignes de front ont peu bougé. Face au statu quo, les camps rivaux se sont tournés vers des armes plus sophistiquées, dans l’espoir de prendre le dessus dans cette bataille qui a déjà fait plus de 1 000 morts et forcé 120 000 personnes à quitter leurs foyers selon l’ONU.

avec AFP