موقع إخباري يهتم بفضائح و انتهاكات دولة الامارات

Facebook déclare avoir supprimé plusieurs comptes des EAU

76

Facebook Inc a annoncé jeudi avoir supprimé plusieurs pages, groupes et comptes de ses plates-formes engagés dans un « comportement inauthentique coordonné », originaires des Émirats arabes unis, de l’Egypte et du Nigeria.

Le réseau social a mis au jour trois opérations distinctes: la première aux Émirats arabes unis, en Égypte et au Nigéria, les deux autres en Indonésie et en Égypte.

Dans le premier groupe (des Émirats arabes unis, d’Égypte et du Nigéria), 211 comptes Facebook, 107 pages, 43 groupes et 87 comptes Instagram ont été supprimés.

De faux comptes ont été utilisés pour afficher des pages, publier en groupes, diffuser du contenu et stimuler artificiellement l’engagement.

Les pages ont été gérées et utilisées pour partager des nouvelles locales avec des pays ciblés et pour promouvoir du contenu concernant les Émirats arabes unis. L’administrateurs de page et les propriétaires de comptes ont principalement publié des vidéos, des photos et des liens liés aux événements locaux et aux problèmes du pays ciblé, ainsi que du contenu sur des sujets tels que les élections, les candidats, l’activité des EAU au Yémen, le premier astronaute émirati, critiques de pays (Qatar , Turquie, Iran), l’accord sur le nucléaire iranien et la critique des Frères musulmans.

L’enquête de Facebook a révélé des liens vers trois sociétés de marketing: Charles Communications aux Émirats arabes unis, MintReach au Nigéria et Flexell en Égypte.

Et le troisième et dernier groupe décrit par Gleicher comprenait 163 comptes Facebook, 51 pages, 33 groupes et quatre comptes Instagram, originaires d’Égypte et centrés sur un comportement inauthentique coordonné en Somalie, en Arabie saoudite, au Yémen, au Soudan, en Tunisie, en Iran, en Turquie, Liban et Qatar.

En août, Facebook a annoncé avoir bloqué deux campagnes de manipulation, dirigées l’une depuis l’Arabie saoudite, l’autre depuis les Émirats arabes unis et l’Égypte, contre de multiples pays au Maghreb et au Moyen-Orient, notamment le Qatar.

Le réseau social a supprimé  259 comptes, 102 pages, cinq groupes, quatre événements sur Facebook et 17 comptes sur Instagram, qui cherchaient selon lui à attiser les tensions dans certains États ou à discréditer des dirigeants et gouvernements.

Les auteurs de ces campagnes ont tenté de dissimuler leur identité, mais les ingénieurs du réseau ont trouvé des connexions avec des individus liés au gouvernement saoudien d’une part, et avec deux sociétés de marketing, New Waves en Égypte et Newave aux Émirats.

“Dans chacun de ces deux cas (non liés entre eux), des personnes ont agi de façon concertée et utilisé des faux comptes pour se faire passer pour d’autres personnes et entités”, a expliqué Nathaniel Gleicher, chef de l’unité de cybersécurité de Facebook. “C’est pour cette raison que nous sommes intervenus”.

Le réseau social, abondamment critiqué pour ne pas avoir bloqué des tentatives de manipulation massive sur ses plateformes, notamment lors de scrutins majeurs en 2016, a entrepris d’investir et de communiquer sur ses efforts pour empêcher que cela se reproduise et redonner confiance à ses utilisateurs.