Emirates Fuites

Emirates annonce des pertes inédites

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Le revenu du Groupe  était de 13,7 milliards AED (3,7 milliards USD) pour les six premiers mois de 2020-2021, en baisse de 74% par rapport à 53,3 milliards AED (14,5 milliards USD) au cours de la même période l’année dernière.

Cette baisse spectaculaire des revenus est due à la pandémie de COVID-19 qui a interrompu les voyages des passagers aériens dans le monde pendant de nombreuses semaines, les pays fermant leurs frontières et imposant des restrictions de voyage.

Dans le cadre des mesures d’endiguement de la pandémie, Emirates et le hub de dnata à Dubaï ont également suspendu les vols passagers réguliers pendant 8 semaines en avril et mai.

Les charges d’exploitation d’Emirates ont diminué de 52%, pour une érosion globale de ses capacités de 67%, les coûts de carburant ont été réduits de 83% par rapport au premier semestre 2019-20, suite à la baisse des cours du pétrole (-49% sur un an) et à la diminution de 76% de la consommation de kérosène liée à l’effondrement du nombre de vols au cours des six mois jusqu’en septembre. Le carburant, qui avait toujours constitué le principal poste de dépenses de la compagnie au fil des exercices, n’a représenté que 11% de ses charges d’exploitation au premier semestre, contre 32% pour la même période de l’an dernier.

Malgré la baisse spectaculaire de son activité au cours de ces six mois, Emirates Airline a pu enregistrer un excédent brut d’exploitation de 79 millions de dollars, en forte baisse cependant par rapport aux 3,6 milliards du premier semestre 2019-20.

Emirates Airline a transporté 1,5 million de passagers entre le 1​er avril et le 30 septembre 2020, soit 95% de moins qu’au cours de la même période de l’an dernier. Le volume de fret acheminé accuse une diminution de 35% à 0,8 million de tonnes, tandis que le yield a plus que doublé, à 106%. La capacité globale de la compagnie au cours des six premiers mois de l’exercice a diminué de 67% en raison de « la diminution considérable du programme de vols au cours des derniers mois, et notamment de la suspension des vols passagers à l’aéroport international de Dubaï pendant huit semaines.

La ​capacité d’Emirates mesurée en sièges-kilomètre offerts (SKO) a diminué de 91% tandis que le ​trafic passagers mesuré en revenu par passager-kilomètre transporté (PKT) a chuté de 96% ; le ​coefficient d’occupation moyen​ s’établit à 38,6%, contre 81,1% l’an dernier.

Ces chiffres reflètent la situation exceptionnelle du marché du fret aérien pendant la crise mondiale de la Covid-19, lorsque l’impressionnante diminution des vols passagers s’est traduite par des capacités disponibles limitées parallèlement à une forte hausse de la demande de fret.

La compagnie aérienne Emirates Airline a vu son chiffre d’affaires reculer de 75% et son trafic chuter de 95% à 1,5 millions de passagers, en raison de la pandémie de Covid-19. Entre début avril et fin septembre 2020, la compagnie aérienne a enregistré une ​perte de 12,6 milliards AED (3,4 milliards USD), contre un bénéfice de 235 millions de dollars il y a un an.

Le chiffre d’affaires d’Emirates Airline, ressort à 3,2 milliards de dollars, en recul de 75% par rapport aux 12,9 milliards enregistrés au premier semestre de l’exercice précédent. Ces chiffres s’expliquent par les restrictions draconiennes imposées en matière de vols et de voyages partout dans le monde du fait de crise sanitaire.

Les charges d’exploitation d’Emirates ont diminué de 52%, pour une érosion globale de ses capacités de 67%, les coûts de carburant ont été réduits de 83% par rapport au premier semestre 2019-20, suite à la baisse des cours du pétrole (-49% sur un an) et à la diminution de 76% de la consommation de kérosène liée à l’effondrement du nombre de vols au cours des six mois jusqu’en septembre. Le carburant, qui avait toujours constitué le principal poste de dépenses de la compagnie au fil des exercices, n’a représenté que 11% de ses charges d’exploitation au premier semestre, contre 32% pour la même période de l’an dernier.

Malgré la baisse spectaculaire de son activité au cours de ces six mois, Emirates Airline a pu enregistrer un excédent brut d’exploitation de 79 millions de dollars, en forte baisse cependant par rapport aux 3,6 milliards du premier semestre 2019-20.

Emirates Airline a transporté 1,5 million de passagers entre le 1​er avril et le 30 septembre 2020, soit 95% de moins qu’au cours de la même période de l’an dernier. Le volume de fret acheminé accuse une diminution de 35% à 0,8 million de tonnes, tandis que le yield a plus que doublé, à 106%. La capacité globale de la compagnie au cours des six premiers mois de l’exercice a diminué de 67% en raison de « la diminution considérable du programme de vols au cours des derniers mois, et notamment de la suspension des vols passagers à l’aéroport international de Dubaï pendant huit semaines.

La ​capacité d’Emirates mesurée en sièges-kilomètre offerts (SKO) a diminué de 91% tandis que le ​trafic passagers mesuré en revenu par passager-kilomètre transporté (PKT) a chuté de 96% ; le ​coefficient d’occupation moyen​ s’établit à 38,6%, contre 81,1% l’an dernier.

Ces chiffres reflètent la situation exceptionnelle du marché du fret aérien pendant la crise mondiale de la Covid-19, lorsque l’impressionnante diminution des vols passagers s’est traduite par des capacités disponibles limitées parallèlement à une forte hausse de la demande de fret.

Emirates a pu transporter 65% des volumes de fret acheminés au premier semestre 2019-20, ce qui témoigne des remarquables facultés d’adaptation pour proposer des services de fret aérien dans ce nouvel environnement. Emirates SkyCargo a partiellement transformé dix Boeing 777-300ER destinés au transport de passagers en appareils capables de transporter des marchandises sur le pont principal, instauré de nouveaux protocoles permettant d’acheminer en toute sécurité du fret dans les cabines passagers, relancé et développé rapidement son réseau de fret mondial et mis en place un ensemble complet de règles de biosécurité pour les salariés.

Emirates a progressivement repris ses activités de vols passagers réguliers le 21 mai ; au 30 septembre, les vols passagers et de fret de la compagnie desservaient 104 villes dans le monde.

« ​Nous avons commencé l’exercice en cours dans le contexte d’un confinement mondial et d’un trafic passagers littéralement à l’arrêt. Dans cette situation totalement inédite pour le secteur de l’aviation et des voyages, le Groupe Emirates a enregistré une perte nette semestrielle pour la première fois en 30 ans », a déclaré Cheikh Ahmed bin Saeed Al Maktoum, Président d’Emirates Airline et d’Emirates Group​.

Et d’ajouter: « Face à la disparition du trafic passagers, Emirates et dnata ont su réagir rapidement et se réorienter vers la demande de fret et d’autres niches commerciales, au profit de notre chiffre d’affaires que nous avons ainsi pu faire remonter de zéro à 26% de son niveau du premier semestre de l’an dernier. La résilience du Groupe Emirates face aux difficultés actuelles témoigne de la solidité de notre modèle économique. De même, nos années d’investissement continu dans le développement de compétences, dans la technologie et dans les infrastructures portent aujourd’hui leurs fruits en termes de coûts et d’efficience opérationnelle ».

La ​trésorerie du Groupe au 30 septembre 2020 ressortait à 20,7 milliards AED (5,6 milliards USD), contre 7,0 milliards USD au 31 mars 2020.

Selon le président du Groupe, «personne ne peut prédire l’avenir, mais nous prévoyons une reprise vigoureuse de la demande de voyages lorsqu’un vaccin contre la Covid-19 arrivera sur le marché, et nous nous préparons en vue de ce redémarrage. Nous avons pu mobiliser nos importantes réserves de trésorerie et, par le biais de nos actionnaires et des intervenants des milieux financiers au sens large, nous disposons toujours de suffisamment de fonds pour poursuivre notre activité et tenir jusqu’à la fin de cette période difficile ».

« Au premier semestre 2020-21, notre actionnaire a apporté 2 milliards USD à Emirates par le biais d’un investissement en fonds propres, et il restera à nos côtés sur la voie de la reprise ​», a-t-il encore dit.

Par rapport au 31 mars 2020, l’effectif du Groupe Emirates a chuté de 24%, pour s’établir à 81.334 salariés au 30 septembre 2020. Cette évolution correspond aux prévisions d’utilisation des capacités et d’activité de la société pour l’avenir proche, ainsi qu’aux perspectives globales pour le secteur aérien.

Emirates et dnata s’efforcent toujours activement de préserver leur main-d’œuvre qualifiée par tous les moyens, y compris en participant à des plans de sauvetage de l’emploi, lorsqu’ils existent.