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Le Centre Emirati des Droits de l’Homme appelle les EAU à libérer le militant Ahmed Mansoor

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Le Centre Emirati des Droits de l’Homme appelle les autorités des EAU à libérer immédiatement et sans condition le militant des droits de l’homme, Ahmed Mansoor, qui passe son 51e anniversaire dans une cellule de la prison d’Al-Sadr dans des conditions inhumaines.

Trois ans se sont écoulés depuis que les autorités émiraties ont arrêté Mansoor le 20 mars 2017 à son domicile et l’ont fait disparaître de force pendant plus d’un an, au cours duquel il a été laissé à l’isolement et s’est vu refuser l’accès à un avocat. Il a ensuite été condamné à dix ans de prison en mai 2018 et à une amende d’un million de dirhams et à trois ans de mise à l’épreuve pour avoir défendu les droits de l’homme et rejeté les violations dont sont victimes les prisonniers d’opinion aux EAU.

Le militant Ahmed Mansoor est membre des conseils consultatifs du Gulf Centre for Human Rights et de Human Rights Watch, il a été le dernier défenseur des droits de l’homme à travailler ouvertement aux EAU. En 2015, il a reçu le prix Martin Ennals pour les défenseurs des droits de l’homme comme « l’une des rares et dernières voix aux Émirats arabes unis qui défendent les droits de l’homme et s’opposent aux violations qui se produisent dans le pays ».

En conséquence, le centre  appelle les autorités des Émirats arabes unis à

– Libérer immédiatement et sans condition l’éminent défenseur des droits de l’homme Ahmed Mansoor et abandonner les charges retenues contre lui.

– Fournir immédiatement des informations actualisées sur la santé de Mansoor pendant qu’il est encore en prison et permettre à des experts des Nations unies de lui rendre visite pour s’assurer qu’il reçoit les soins médicaux nécessaires et lui fournir les produits de première nécessité.

– Garantir une indemnisation légale pour les tortures et les mauvais traitements qu’il a subis en prison et enquêter rapidement, de manière impartiale, indépendante et efficace sur les allégations de mauvais traitements pendant son incarcération, et les responsables doivent être traduits en justice en toute transparence.