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Le régime des EAU impliqué dans des crimes contre les journalistes

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De nombreux journalistes et activistes arabes ont déclaré qu’ils avaient été poursuivis par les autorités des EAU pour avoir critiqué la politique d’Abou Dhabi au Yémen et dans plusieurs pays arabes.

Le journaliste yéménite Anis Mansour a publié une vidéo sur sa page Twitter dans laquelle il a parlé de la poursuite par les Emirats Arabes Unis dans de nombreux pays.

L’écrivain et homme politique Ali al-Bakhiti a publié un bref tweet hier confirmant son interdiction d’écrire.

Il a expliqué sa décision: “ J’ai quitté la Jordanie, où j’avais l’intention de m’installer jusqu’à mon retour au Yémen. J’apprécie beaucoup l’accueil généreux des Jordaniens, et je ne veux pas causer plus d’embarras aux autorités à cause de mes écrits et de mes positions. En même temps, je ne peux pas m’empêcher d’écrire et de parler des affaires politiques de mon pays. J’ai décidé de partir dans un pays qui n’est pas sous la pression d’Abou Dhabi ou de tout autre pays. ”

En Algérie, Hamza Joudi a été détenu pour une vidéo appelant à la désobéissance et à l’arrêt des exportations de pétrole et de gaz. Il a décrit les EAU comme un occupant.

Le journaliste jordanien Tayseer al Najjar a été détenu  pour des publications et des posts Facebook qui avaient été jugés dommageables au ‘prestige et à la réputation de l’Etat’ en vertu de l’article 29 de la loi anti cybercriminalité.

Le journaliste avait également été condamné à une amende de plus de 115 000 euros, qu’il n’est pas en mesure d’acquitter.

Tayseer al Najjar, qui est de nationalité jordanienne, travaillait aux Emirats Arabes unis depuis le mois d’avril 2015. Il a été arrêté en décembre 2015, alors qu’il s’apprêtait à quitter le pays. Ses droits à la défense ont été bafoués :  le journaliste n’a pas eu accès à un avocat pendant plus d’un an et sa famille n’a pas été informée du lieu de sa détention après son arrestation.

A ce jour, au moins trois journalistes, professionnels ou non, sont emprisonnés pour leur travail aux Emirats Arabes Unis. Le pays figure à la 128ème place du Classement 2018 sur la liberté de la presse établi par RSF.

RFS a révélé que journalistes-citoyens et blogueurs se retrouvent dans le collimateur des autorités dès qu’ils émettent la moindre critique. Ils sont généralement accusés de diffamation, d’offense à l’État ou de diffusion de fausses informations visant à nuire à l’image du pays. Ils risquent pour cela de lourdes peines de prison et sont susceptibles d’y subir de mauvais traitements.