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Les EAU renforcent leur influence au sein de l’armée soudanaise en promouvant de faux coups d’état

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Des sources locales ont révélé à Emirates Leaks que les EAU dirigent une cellule de crise au sein de l’armée soudanaise dont l’objectif est de liquider tous les partisans de la révolution ainsi que les opposants à la politique d’Abu Dhabi dans le pays.

Des mesures systématiques ont été prises en promouvant de faux coups d’Etat dans les rangs de l’armée pour lancer des campagnes d’arrestation contre des opposants à l’intérieur et à l’extérieur du corps militaire.

La cellule de la crise émiratie dans l’armée soudanaise est dirigée par le vice-président du Conseil militaire, Mohammad Hamdan Daklu Hamidti, qui est actuellement considéré comme le plus important homme d’Abou Dhabi au Soudan.

Le conseil militaire a  annoncé avoir arrêté le chef d’état-major des armées, le général Hachim Abdel Mottalib, plusieurs agents du NISS (le Service national de renseignement et de sécurité), des dirigeants de mouvements islamistes et du parti du Congrès national de l’ex-président Omar el-Béchir – on ignore le nombre exact.

Le 11 juillet, une «tentative de coup d’Etat» a été déjouée au Soudan, avait annoncé le même jour le Conseil militaire. Cette instance – au pouvoir après un coup d’Etat le 11 avril ayant mené à la chute de Omar el-Béchir – avait alors précisé que 12 officiers, dont cinq à la retraite, avaient été arrêtés.

Pour certains spécialistes, l’annonce de cette tentative de putsch est à prendre avec « beaucoup de prudence ». Les putschistes au pouvoir ont déjà fait des annonces similaires notamment il y a un mois. Ils parlaient à l’époque de jusqu’à 70 soldats interpellés sans jamais donner de preuve.

Le putsch visait à saboter l’accord de partage du pouvoir entre le conseil militaire et le mouvement pro- démocratie.

Les généraux au pouvoir soutenus par l’Arabie et les Emirats et les militantes prodémocraties doivent encore signer la dernière partie cruciale de l’accord de partage du pouvoir. Cette partie est censée préciser la répartition des pouvoirs pendant la période de transition qui doit précéder la tenue d’élections.

Les responsables des Émirats arabes unis encourageaient les coups d’Etat pour se débarrasser de leurs adversaires au sein de l’armée. Le 13 juin, l’armée a arrêté 17 officiers.

Ils soutiennent  le conseil militaire soudanais afin de reproduire ce qui s’est passé en Égypte à la suite de la révolution du 25 janvier.

Les chefs militaires comptent sur le soutien politique, financier et médiatique des Émirats arabes unis et leurs alliés en Arabie saoudite et en Égypte.

Le Financial Times a révélé que la guerre d’influence au Moyen-Orient s’est déplacée dans la Corne de l’Afrique, les EAU et l’Arabie saoudite financent une politique d’influence sur les côtes africaines.

Le journal a souligné que les dirigeants du conseil ont dispersé par force  les manifestants pacifiques devant le siège de l’armée à Khartoum.

Riyad et Abou Dhabi ont promis de verser trois milliards de dollars au Soudan. Ils ne l’ont pas fait sans contrepartie. Ils veulent que le Soudan redevienne le pays qu’il était sous Omar el-Béchir pour que leurs intérêts économiques soient préservés, notamment en maintenant les troupes soudanaises au sein de la coalition dirigée par Riyadh dans la guerre contre le Yémen.